Dernier passage en Finlande

Nous arrivons à Helsinki en fin d’après-midi, après une semaine passée en Estonie et Lettonie. A peine descendus du ferry, nous nous rendons directement à l’agence de voyage afin de récupérer enfin nos VISAS pour la Russie. Comme promis, les VISAS nous attendent déjà, et c’est un soulagement de les tenir enfin en main, après tant de temps et de galères pour les obtenir !

Ne pas perdre patience !

Après ça, c’est le sourire aux lèvres que nous nous rendons chez Otto et Sara, ce couple qui nous a déjà accueilli la semaine dernière et qui nous a très gentiment proposé de nous reloger ce soir. Malheureusement, nous ne revoyons pas Otto. En effet, ce médecin surchargé est ce jour-là en service de nuit à l’hôpital. C’est donc avec Sara que nous passons la soirée. Nous l’aidons à cuisiner, et partageons avec elle nos connaissances musicales. Comme la première fois, nous nous sentons comme à la maison dans ce magnifique appartement, et c’est avec de la peine que nous quittons Sara le lendemain matin. Nous apercevons Otto seulement quelques instants lors de son retour de garde, mais nous ne pouvons pas rester plus longtemps avec lui, puisqu’il se prépare pour partir en Italie pour une conférence dans quelques heures.

Pour nous, il est temps de penser à prendre la direction de la Russie ! Avant ça, nous restons un moment à Helsinki pour Julien : en effet, la veille, on a aperçu un musée du jeu vidéo (gratuit) à côté de l’embarcadère des ferrys. Nous nous y rendons donc avant de marcher jusqu’à la sortie de la ville afin de reprendre l’auto-stop. Notre spot a beau être parfait, nous attendons tout de même 2h avant de pouvoir en sortir !

Après être montés dans la voiture d’un père et de son fils, puis d’un couple, nous sommes finalement déposés sur une aire d’autoroute à Koskenkyla, à mi-chemin de la frontière russe. Malheureusement il est tard, et aucune voiture ne s’arrête pour nous permettre de continuer notre chemin. Nous discutons quelques minutes avec une femme qui nous explique qu’elle ne peut pas nous accueillir car son jardin est trop petit, mais elle nous conseille d’aller de l’autre côté de l’aire d’autoroute, où apparemment on pourra y trouver quelques maisons. Peut-être trouverons-nous notre bonheur là-bas.

Mais finalement, hormis deux immenses manoirs (où l’on ne peut même pas atteindre la porte d’entrée) et une seule maison où nous sommes jetés avant de pouvoir expliquer notre démarche, nous ne trouvons aucun autre endroit où effectuer notre demande. Nous retournons donc faire du stop, mais ça ne fonctionnera pas plus que la première fois. En désespoir de cause, nous décidons donc de passer la nuit sur l’aire d’autoroute.

Ayant d’abord hésité à passer une nuit blanche à l’intérieur même de la station, nous plantons finalement la tente sur une petite colline, cachés de la vue par de grands arbres, à quelques mètres seulement du parking.

Bien à l’abri des regards

Durant la soirée nous nous demandons souvent ce qu’il se passerait si quelqu’un nous apercevait. Mais c’est finalement au calme que nous passons une très bonne nuit. Le lendemain matin, la tente étant légèrement mouillée, nous la laissons sécher le temps d’aller faire quelques courses à la station. Par chance, en cherchant un carton pour inscrire notre prochaine destination d’auto-stop, nous tombons sur les poubelles de la station, où des dizaines de barquettes de fruits ont été posées.

En effet en Norvège, pour éviter le gaspillage, les magasins ont l’obligation de mettre les produits alimentaires dont la date est dépassée (mais qui ne sont pas abimés) dans des poubelles spéciales, propres, et où les aliments sont posés plutôt que jetés. Tout le monde peut ainsi se servir.

Nous récupérons donc plusieurs barquettes de raisins ainsi que plusieurs bananes et pommes. Un vrai régal ! Ça aurait été dommage de les laisser dans cette poubelle !

Après cette cure de fruits nous nous installons à la sortie de l’aire pour reprendre le stop, avec l’espoir de passer la frontière Russe d’ici ce soir. Il ne reste plus beaucoup de kilomètres, donc nous sommes confiants.

Et en effet, après 1h d’attente, nous montons dans la voiture d’un homme qui nous emmène 20 kilomètres plus loin. Par la suite, nous enchaînons 4 voitures, dont un couple qui tentera de nous aider en s’arrêtant dans un centre commercial pour demander à toutes les voitures russes s’ils peuvent nous faire passer la frontière. Mais cette stratégie n’ayant pas fonctionné, c’est à 500 mètres de cette frontière que nous sommes déposés.

Nous ne pouvons malheureusement pas passer en Russie à pied. Nous reprenons donc le stop, et la première voiture s’arrête pour nous prendre. Il s’agit d’Olga et André, un couple Russe vraiment très gentil ! Ils ne parlent pas Anglais, mais cela ne nous empêche pas de passer un très bon moment avec eux.

C’est donc avec une première bonne expérience que nous passons enfin cette frontière russe !

Qu’est ce qui peut bien nous attendre de l’autre côté ?

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