Vientiane et Luang Prabang : les petites perles laotiennes

La frontière entre Vietnam et Laos est la première que nous passons par la route en Asie du sud-est. Et nous nous souviendrons de l’expérience ! Notre bus en provenance de Hanoï (dans lequel nous avons passé la nuit) arrive à la frontière au beau milieu de la nuit. Nous patientons donc jusqu’à 6h du matin, où nous devons rejoindre le poste de la douane Vietnamienne à pied, tandis que le bus part de son côté pour être fouillé. En effet, nous devons d’abord obtenir un tampon de sortie du pays avant de pouvoir en demander un pour l’entrée au Laos.

Comme on pouvait s’y attendre, nous ne pouvons pas passer cette frontière sans graisser la pâte aux douaniers, qui réclament 1$ pour poser un tampon sur notre passeport, sans qu’aucun papier officiel ne nous prouve qu’il ne s’agisse pas de corruption.

Mais les douaniers ayant le pouvoir de nous interdire de quitter le pays, et tous les autres passagers du bus ayant payé sans faire d’histoires, nous n’avons pas d’autre choix que de payer également, à contre-coeur.

Ensuite, nous nous rendons au poste de douane Laotien (situé à plus d’un kilomètre de là, au milieu de la montagne, de la nuit, de la pluie et du brouillard. On n’en voit pas le bout ! Surtout qu’aucun panneau ne nous indique où nous rendre).

Et là, la corruption continue. Sur le site de l’ambassade il est bien écrit qu’en tant que français, nous devons payer 30$ pour entrer dans le pays. Mais ici, on nous demande 35$. Et bien entendu, de nouveau, aucun papier officiel ne nous le prouve. Bien sûr, 5$ ce n’est pas grand-chose, mais par principe , nous refusons d’abord de payer. Car chaque dollars supplémentaire, n’étant pas déclaré, termine dans la poche des douaniers (qui ne sont pas les plus nécessiteux). Quand on a de l’argent à dépenser, et qu’on ne fait pas attention à ses dépenses ça ne pose pas de problème et on peut le comprendre. Mais dans notre cas chaque dollar est important.

Malheureusement, les douaniers refusant de nous faire payer le prix officiel, et le bus n’attendant plus que nous, nous devons de nouveau nous résoudre à payer. L’entrée au Laos commence bien !

Après ce premier problème, il nous reste encore 8h de bus avant d’arriver à la capitale Laotienne : Vientiane, située sur la rive gauche du Mékong, où le soleil et la chaleur nous attendent. Vientiane est installée le long de la frontière avec la Thaïlande, et nous devons donc traverser toute la partie Nord du pays afin de nous y rendre.

Le bus nous arrête à la gare routière, et la plupart des passagers rejoignent le centre en touk-touk. Mais pour nous, hors de question de monter dedans. Déjà car c’est hors de prix, et surtout parce que comme en Corée du Sud, nous n’arrivons pas à retirer d’argent pour l’instant. Les distributeurs sont bloqués avec notre carte.

Nous décidons donc de nous rendre dans le centre en auto-stop, pour la première fois depuis plus d’un mois. On ne se sent pas vraiment à l’aise au bord de la route, avec des dizaines de personnes qui s’arrêtent à nos côtés, non pas pour nous parler mais tout simplement pour nous regarder avec insistance. Personne ne comprend ce que nous sommes en train de faire. Et même l’homme qui s’arrête en voiture au bout d’à peine 15min nous demande des explications sur notre pouce levé. Il ne parle pas vraiment anglais, mais accepte tout de même de nous emmener dans le centre avec le sourire, où il a même le réflexe de nous déposer devant une auberge de jeunesse. Nous n’y restons pas (car trop chère) mais nous apprécions beaucoup le geste.

Finalement, le Laos nous réserve un bien meilleur accueil que le Vietnam. Le peu que nous en voyons en marchant dans les rues de la ville, à la recherche d’un hôtel, nous plaît beaucoup. Tout est propre, les Laotiens ont l’air vraiment gentils, respectueux, et tous les prix sont écrits à l’extérieur des hôtels, des restaurants etc.

De l’autre côté de la rive, c’est la Thaïlande

Cours de danse collectif aux dernières lueurs du jour

Après le passage chaotique de la frontière, nous nous sentons donc vraiment bien dans cette capitale. Surtout qu’il est plus simple de marcher sur les trottoirs, sachant que la plupart des Laotiens se déplacent en voiture, et non pas en scooters comme au Vietnam.

Le résultat de cette bonne condition de vie, c’est que les prix sont plus chers que dans le pays voisin. Malgré ça, nous arrivons à dénicher une chambre privée très sympa dans un hôtel du centre, et un repas pas très cher dans un petit restaurant.

Nous ne visitons Vientiane que le lendemain, après s’être bien reposés de notre long voyage depuis Hanoï. Et nous apprécions directement cette ville riche en monuments et en particularités culturelles, où la représentation du bouddhisme est omniprésente.

C’est une ville incroyable, où chaque recoin cache d’incroyables temples bouddhistes, majestueux et ornés de dorures.

Au fur et à mesure que la journée passe, nous apprécions de plus en plus cette ville, où on a l’impression d’avoir toujours quelque chose à découvrir. Car en plus des temples dorés et majestueux, les laotiens semblent apprécier tout ce qui est étrange…Un vrai festival de couleurs et de bizarreries ! Mais c’est pour notre plus grand plaisir.

Même l’écriture est étrange, mais tellement belle !

Le pays où les chats élisent domicile dans les temples

Nous nous rendons également au « COPE Visitor Center », situé dans l’hôpital de la ville. Ce musée (dépendant seulement des dons offerts par les visiteurs), retrace un problème récurrent dans le pays : celui des bombes lancées lors de la guerre du Vietnam par les Américains. Le Laos reste encore aujourd’hui comme le pays le plus bombardé de l’histoire, avec plus de 2 millions de tonnes de bombes lancées durant cette guerre. L’opération Américaine consistait à couper les voies de ravitaillement des combattants Vietnamiens. Le problème, c’est qu’environ 30 % des bombes lancées n’ont pas explosées à l’atterrissage. On les appelle les UXO, et la plupart de leurs emplacements étant encore inconnus aujourd’hui, elles continuent de tuer chaque année des dizaines de personnes, qui s’aventurent sur les terrains minés.

Ce musée présente également le projet de l’hôpital, visant à créer des prothèses adaptées aux personnes ayant perdu des membres suite à ces explosions. L’hôpital reçoit la collaboration de nombreux pays, y compris la France et les États-Unis.

En tant que touristes, on nous explique surtout qu’il ne faut surtout pas acheter les souvenirs typiques du Laos, taillés dans les restes de bombes trouvées sur le territoire. En effet, plus ces petits souvenirs se vendent, plus les Laotiens gagnent de l’argent, et prennent des risques pour aller chercher ces restes de bombes (adultes comme enfants). La plupart des Laotiens tués sur ces mines sont donc la cause des achats des touristes, qui pensent (à raison) servir les intérêts des locaux en leur offrant de l’argent pour leurs souvenirs faits mains.

Nous sommes vraiment bouleversés par ce musée, et même si payer pour la visite n’est pas obligatoire, pour une fois nous n’hésitons pas !

Nous reprenons ensuite notre visite de la ville, avec la découverte du « Patuxai », l’équivalent de notre Arc du Triomphe, dédié aux Laotiens ayant combattu la France pour l’indépendance du pays.

Nous aurions aimé passer plus de temps dans cette capitale incroyable, qui nous redonne confiance dans l’Asie du sud-est et nous fait découvrir un mode de vie qui nous est totalement inconnu.

Même dans les constructions récentes, les laotiens reproduisent avec brio le style ancien

Mais nous avons encore beaucoup de choses à voir avant de rejoindre les parents de Florine en Thaïlande dans quelques semaines.

Il y a encore de la route…

Nous passons donc une deuxième et dernière nuit dans notre bel hôtel avant de prendre le bus le lendemain pour nous rendre à Luang Prabang, la ville qu’il ne faut apparemment pas louper lors d’un voyage au Laos, situé au Nord de Vientiane.

En attendant notre bus qui doit venir nous chercher en fin d’après-midi, nous visitons de nouveaux temples que nous n’avions pas eu le temps de voir la veille, et que l’on apprécie toujours autant.

La complexité des toits des temples bouddhistes

Un mur d’enceinte un peu particulier

Mais la journée ne finira pas aussi bien qu’elle a commencé. En effet, le bus dans lequel nous allons passer la nuit n’est pas vraiment agréable, même si le personnel est beaucoup plus sympa qu’au Vietnam, et qu’ils traitent nos bagages avec douceur.

En effet, les couchettes du bus (très peu larges même si l’on y dort à deux) ne sont vraiment pas confortables, surtout qu’on a la malchance de se trouver juste sous une lumière qui restera allumée pratiquement toute la nuit, et sous la clim cassée impossible à arrêter, alors qu’il ne fait pas si chaud que ça. Sans parler de la route chaotique qui nous secouera tout du long. Ce n’est pas pour rien qu’on ne parcourera que 400km en 10h !

Finalement, nous arrivons vers 6h du matin à Luang Prabang, et décidons de nous rendre à pied au centre-ville (à 3km de là). Nous ne regrettons absolument pas notre choix, puisque cela nous donne l’occasion d’observer une coutume très impressionnante de la culture Bouddhiste (religion majoritaire du pays). En effet, les moines Bouddhistes ne possédant aucuns biens matériels propres, et n’ayant donc pas accès à l’argent, ne dépendent que des dons offerts par les habitants. Chaque matin, ils se rendent donc dans les rues, afin de faire une quête de nourriture, offerts par les Laotiens installés à genoux sur les trottoirs de la ville. Et le soir, s’il reste de la nourriture non consommée, ils la redistribue aux plus démunis.

C’est un spectacle absolument incroyable, et on ne regrette pas d’être arrivés si tôt afin de pouvoir observer ça. Malheureusement, tous les touristes ne sont pas aussi respectueux. Ce jour-là, tout un groupe de chinois s’est retrouvé au milieu de cette procession, prenant des photos avec ces moines en leur passant des bras autour des épaules (alors qu’il est formellement interdit de les toucher) et se faufilant au milieu de la procession afin de les prendre en photo en gros plan sans leur demander leur accord. A ce moment là, nous avons vraiment honte d’être touristes, même si nous tenons nos distances et observons ce spectacle de loin pour ne pas les déranger. Mais visiblement, tout le monde n’a pas le même niveau de respect des coutumes étrangères…

Nous partons ensuite à la découverte de Luang Prabang, beaucoup plus décevante que Vientiane. En effet il s’agit presque exclusivement d’une station touristique, organisée sur deux rues parallèles au Mékong.

On aura vu le Mékong sous toutes les coutures depuis notre arrivée en Asie du sud-est !

On y trouve des restaurants, des auberges de jeunesse et des hôtels à tous les coins de rue. De plus, les prix y sont encore plus élevés qu’à Vientiane. On parvient tout de même à se loger dans une location vraiment atypique : sorte de petite maisonnette privée au milieu d’une ruelle cachée. C’est vraiment étrange, mais on s’y sent bien, même s’il n’y a pas de fenêtre (juste des volets), pas de porte, et une salle de bain avec un trou dans le sol pour les toilettes, ainsi qu’un bac d’eau froide faisant office de douche. Au moins c’est atypique, pas cher, et surtout on a une chambre privée (avec tout de même un touriste Américain dormant dans une pièce adjacente).

L’après-midi nous visitons quelques temples, tout aussi jolis et étranges qu’à Vientiane, mais en nombre beaucoup plus restreint.

Nous payons également pour monter au sommet du mont Phousi, où nous sommes censés apercevoir un temple d’or, mais qui s’avère très décevant puisque nous ne trouvons aucun point de vue permettant de l’admirer. Et malgré quelques bouddhas intéressants et une vue imprenable sur le Mékong et Luang Prabang, nous sommes un peu déçus de notre visite

En redescendant de la colline, nous profitons une dernière fois des bords du Mékong avant de rentrer à l’hôtel.

Une construction un peu archaïque mais qui a l’air de tenir bon

Le soir, nous partons manger sur le marché de la ville, très connu par les touristes pour ses buffets à volonté. En effet, on ne paye que 15 000 kips (l’équivalent d’environ 1,50€) pour remplir notre assiette avec autant de choses que l’on veut ! Par contre, on ne peut se servir qu’une seule fois, alors il faut savoir faire les bons choix.

Nous nous baladons ensuite dans le marché très animé, avant de partir nous reposer après cette longue journée.

Le lendemain, nous partons visiter un village se trouvant à environ 4km de Luang Prabang. Nous ne regrettons pas d’avoir fait cette marche fatigante, puisqu’en chemin nous rencontrons deux moines novices avec qui nous partageons un très bon moment. Ils nous apprennent qu’au Laos, beaucoup de jeunes sont envoyés au monastère afin d’y recevoir une éducation gratuite qui ne leur serait pas offerte ailleurs. Mais une fois quelques années passées là, juste avant de devenir un véritable moine, la plupart s’en vont, afin de trouver un travail et mener une vie normale, avec comme bagage tout ce qu’ils ont appris durant ces années.

Mais au monastère, on ne leur enseigne qu’une seule et unique matière. Ces deux moines novices ont donc choisi l’anglais et ont souhaité discuter avec nous afin de s’entraîner. Mais aucun des deux ne se voit rester dans cette situation toute sa vie. Ils nous expliquent que pour eux, l’avenir est dans le tourisme, et que c’est pour cette raison qu’ils ont choisit d’apprendre l’anglais.

Nous en profitons pour leur montrer une carte du monde sur notre téléphone, et nous leur apprenons par la même occasion où se situe le Laos, puisqu’ils n’ont aucune idée de la forme de leur pays ni de la place que celui-ci prend dans le monde. Ils sont vraiment épatés, et découvrent également que les États-Unis ne se situent pas en France, et que celle-ci se trouve très loin d’ici. Ils nous remercient de leur avoir montré cette carte, et nous autorisent même à prendre une photo avec eux, chose rare.

Après ce moment magique hors du temps, nous continuons notre route. Nous nous retrouvons au beau milieu d’un village vraiment local, dont peu de touristes connaissent l’existence.

On peut y observer de très belles maisons en bois sur pilotis, des rizières incroyables et croiser quelques laotiens visiblement étonnés de nous voir.

On ne sait pas trop ce que c’est…

Un métier à tisser donnant directement sur la rue !

Mais ce village reflète également une facette de ce pays que nous n’avions pas remarqué jusque là : une pauvreté encore plus prononcée qu’au Vietnam. Les habitants vivent parfois dans des conditions indignes, et les enfants sont obligés de quémander de l’argent auprès des touristes, qui leur donne toujours sans hésitation. Le problème c’est qu’en leur offrant ce qu’ils veulent, les parents vont comprendre que leurs enfants gagnent assez de cette manière, et vont les pousser à recommencer plutôt que de les envoyer à l’école. Pour notre part, nous préférons leur donner notre bouteille d’eau qu’ils regardent avec envie.

Nous partons également visiter le village situé face à Luang Prabang, de l’autre côté du Mékong. Aucune route ne permettant de nous y rendre, nous empruntons le ferry local, où l’on nous fait payer cinq fois plus cher que les locaux sans aucune raison. A l’arrivée, nous retrouvons le même type de village, les touristes en plus.

Ici, les animaux font ce qu’ils veulent !

Nous nous baladons dans une forêt à l’arrière du village, où nous sommes censés pouvoir y découvrir quelques temples. Mais étant tous payants nous n’en visitons aucun. Nous discutons un moment avec des voyageurs français rencontrés sur la route, et avec qui nous partageons nos expériences de voyage.

A la sortie du village, encore le Mékong !

Puis nous rejoignons la ville à bord d’une barque presque privée, qui n’est finalement pas plus chère que le prix que l’on nous fait payer dans le ferry, et qui est beaucoup plus agréable.

Le soir, nous prenons un nouveau repas au buffet du marché, avant de passer une dernière nuit dans notre petite maisonnette. Le lendemain, nous reprenons la route vers le Sud du pays.

Le bus ne partant qu’en fin d’après-midi, nous profitons du temps libre qu’il nous reste pour partir à la découverte des chutes Kuang Si, situées à une trentaine kilomètres de là, où nous nous rendons grâce à un tour organisé par notre hôtel. Les chutes Kuang Si sont l’attraction phare du pays, et on s’en rend compte dés notre arrivée, avec une succession impressionnante de plusieurs dizaines de bus touristiques comme le notre, ainsi que de nombreux stands vendant de la nourriture à des prix exorbitants. Le chauffeur nous laisse à l’entrée du parc, où nous devons payer l’entrée (le tour réservé à l’hôtel ne comprenait que le transport). On nous laisse 2h30 pour tout visiter.

Nous découvrons alors un spectacle absolument magique. Les « Kuang Si Falls » sont en fait une superposition de plusieurs vasques, retenant une eau d’un bleu extraordinaire dont on ne soupçonnait pas l’existence sur terre.

En regardant les photos, on a presque l’impression qu’elles ont été retouchées afin de faire ressortir cette couleur, mais pourtant, même à l’œil nu, ce bleu ressort toujours avec la même intensité.

On comprend maintenant pourquoi les chutes Kuang Si sont tant prisées par les touristes. C’est un paysage à couper le souffle et à ne surtout pas manquer !

Même le petit Gilles a pu en profiter !

Le problème c’est que du coup, on est un peu gênés par le nombre de touristes, mais on ne peut que le comprendre. Nous en faisons partie ! N’ayant que 2h30 pour tout voir, nous grimpons rapidement le long de l’une des cascades, d’où le panorama est incroyable (même si le chemin pour s’y rendre et en redescendre est un peu chaotique).

Vue d’en haut…

Julien profite également du temps qu’il nous reste finalement pour se baigner dans cette eau qu’on ne reverra sans doute jamais ailleurs ! C’est un véritable paradis.

En fin de visite, on est presque seuls au monde !

Nous rentrons ensuite à contre-coeur à Luang Prabang. Nous aurions vraiment aimé rester plus longtemps mais le tour organisé ne nous le permet pas. Et nous le regrettons vraiment. Le parc est vraiment grand et nous n’avons pas eu le temps de tout voir, mais il n’y avait vraiment pas d’autre moyen pour nous y rendre par nos propres moyens.

Une fois arrivés à Luang Prabang, nous récupérons nos sacs à dos laissés à l’hôtel, puis nous nous rendons directement à la station de bus afin de réserver un billet pour Paksé (situé à presque 1 000 km plus au sud).

Dernier temple à voir sur le chemin de la station de bus

Le problème, c’est que nous avons un arrêt obligatoire par Vientiane afin de faire un transfert. Donc soit nous prenons un bus de nuit pour la capitale dès maintenant, ce qui nous ferait attendre la journée entière à la station de bus de Vientiane le lendemain, avant de reprendre un bus de nuit pour Paksé, soit nous dormons à nouveau à Luang Prabang ce soir, et nous prenons un bus de jour le lendemain matin, afin d’enchaîner directement avec le deuxième bus. Nous choisissons cette solution (plus simple si l’on veut passer une bonne nuit, et pas plus cher puisque les bus de jours sont à des prix plus raisonnables) et nous prenons une chambre dans le seul hôtel de la station de bus, très médiocre et avec une fois de plus pas d’eau chaude. Mais on s’en contente sans problème, surtout que cela nous permet d’être aux premières loges le lendemain matin dès 7h, afin d’entamer notre descente vers le sud de ce pays qui nous a tant plu jusque là.

Nous espérons vraiment pouvoir continuer à découvrir des paysages et des monuments aussi extraordinaires que la découverte de Vientiane et Lunag Prabang, deux villes qui nous ont littéralement enchantées. Sans oublier l’accueil des locaux, qui est vraiment beaucoup plus chaleureux qu’au Vietnam, même si le tourisme y est encore très peu développé et qu’ils n’ont pas encore les réflexes d’organisation que l’on peut trouver dans d’autres pays d’Asie du sud-est. Mais pour l’instant, c’est un véritable plaisir de découvrir ce pays magnifique sous tous les points !

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