L’histoire des ours qui empruntaient la TransCanadienne

C’est à une cinquantaine de kilomètres de Calgary, alors que nous avons repris l’auto-stop le long de la TransCanadienne en direction de l’Est, que nous faisons l’une des rencontres les plus touchantes de tout notre voyage. Il s’agit de Hiagin, avec qui nous passons la frontière du Saskatchewan et qui nous conduit tout droit vers Regina, à plus de 700 km de là ! Nous avons rarement eu l’occasion de parcourir autant de kilomètres avec un seul véhicule.

Nous regrettons légèrement de ne pas avoir le temps de visiter les endroits que nous traversons en voiture, mais nous sommes vraiment heureux de passer ces quelques heures en sa compagnie. Surtout qu’une fois arrivés à destination, Hiagin nous propose l’hébergement chez lui, comme s’il n’y avait rien de plus logique après tant de temps passé ensemble…

Hiagin ne vient à Régina que de temps en temps pour le travail (il construit des petites maisons en bois). Il partage une maison avec le frère de sa petite amie et un artiste un peu bizarre. Nous avons même droit à une chambre à l’étage et un restaurant offert par notre hôte le soir.

Restaurant Ethiopien, une première pour nous ! Mais pas forcément un bon souvenir…

Hiagin semble vraiment heureux de nous accueillir chez lui et nous invite à rester plus longtemps. Nous passons donc 3 nuits à Regina. La ville n’a rien d’attrayant, et semble même assez dangereuse le soir tombé si l’on en croit les dires de nos hôtes. D’ailleurs, aucun ne sort sans un couteau dans sa poche. Ce n’est pas vraiment rassurant, mais avec Hiagin comme garde du corps, nous ne risquons pas grand-chose. Nous évitons tout de même de sortir le soir…

Centre-ville de Regina

Nous passons ces 3 jours à manger au restaurant, du petit déjeuner au dîner. Nous sommes gênés par la générosité de notre hôte, mais cela semble lui faire vraiment plaisir.

Le deuxième après-midi, nous le passons dans un bar à jouer au billard, avec Peter, l’artiste un peu étrange. Nous y faisons la connaissance de Dave, qui partage une partie de billard avec nos hôtes. Il est vraiment très intéressé par notre voyage et nous discutons plus d’une heure avec lui. Au moment de partir, il offre à Florine le chapeau qu’il vient juste de s’acheter. Vous ne vous êtes jamais demandés d’où venait ce chapeau que l’on voit sur nos têtes sur quasiment toutes les photos jusqu’au retour en France ? Vous avez la réponse !

La veille de notre départ de Regina, nous passons la journée à déambuler dans la ville, pour partager avec les Canadiens la fête des 150 ans de leur pays ! Depuis notre arrivée au Canada nous voyons la préparation de cette fête dans toutes les villes que nous croisons, et nous sommes très contents de vivre enfin ce moment avec Hiagin. Au marché on nous donne des stickers et des drapeaux aux couleurs du pays, puis nous nous installons dans le grand parc de la ville pour pique-niquer, où des stands, animations et scènes de concert sont installés pour la journée.


C’est dans cette ambiance euphorique que nous en apprenons plus sur notre hôte, et sur la triste vie qu’il mène depuis 2 ans.

Hiagin fait partie d’une communauté de plusieurs centaines de membres installée dans les montagnes de l’Ouest du Pays : les Flying Heart. Il y vit la majeure partie de l’année avec ses enfants : Juniper et Pazuzu (prénom choisi pour son fils car il pensait qu’il s’agissait d’un surnom que l’on donne aux enfants en France…). Les Flying Heart ne forment pas une secte, ils partagent plutôt un mode de vie commun proche de la nature, entre personnes qui se ressemblent. La place au sein de cette communauté se transmet de père en fils.

Deux ans auparavant, Hiagin a décidé d’y construire une maison avec sa femme et ses enfants. Alors que la construction s’achevait, le feu s’est déclaré en pleine nuit. Sa femme dormait seule à l’intérieur, et elle ne s’en est pas sortie. Hiagin n’a jamais réussi à se remettre de cette perte, et aujourd’hui encore il est hanté par les cauchemars qui l’empêchent souvent de fermer l’œil la nuit.

Pour couronner le tout, quelques mois auparavant, alors qu’il enlevait la neige sur le toit de sa nouvelle maison, il a fait une chute et a prit un violent coup sur la tête. Depuis, il est sujet à des pertes de mémoire et doit faire tous ses mouvements lentement pour éviter de relancer la douleur lancinante de son menton, très gravement blessé lors de cette chute.

C’est un homme fatigué, usé et détruit que nous découvrons avec son récit, et que nous voyons désormais dans son regard, qui en dit long sur son passé.

Nous sommes réellement touchés par cet homme qui nous a tant donné durant 3 jours comme si de rien n’était, alors qu’il a tout perdu. Nous aimerions lui offrir quelque chose en retour, mais rien de ce que nous pourrions faire ne comblera jamais sa peine. Après tout, peut-être que notre présence et nos récits de voyage l’apaise. Il semble réellement heureux de nous faire plaisir en nous offrant l’hébergement et tous ces excellents repas au restaurant. Comme pour oublier ses propres problèmes et se concentrer sur nous, par compensation. En tout cas, nous l’espérons vraiment…

Le feu d’artifice que nous observons le soir avec les trois colocataires réunis n’a plus tout à fait la même saveur…

Le lendemain matin, alors qu’il nous emmène une dernière fois dans son restaurant fétiche pour le petit déjeuner, nous avons du mal à cacher notre tristesse de le quitter. Mais il faut bien continuer notre chemin, la route est encore longue jusqu’à la côte est…

Il nous dépose donc à la sortie de la ville, où nous reprenons le cours de notre voyage, après cette touchante parenthèse dont nous garderons un souvenir impérissable.

Nous sommes très rapidement pris en stop par un authentique descendant des Indiens d’Amériques (un « première nation » comme on dit ici), qui vit dans une réserve à quelques kilomètres de là. Son nom de naissance est William, mais dans la réserve il utilise son nom indien : « Wildhorse running man » (approximativement « L’homme qui court comme un cheval sauvage »). Comme il semble avoir le temps, il nous offre la chance de visiter sa réserve : Cowessess, qui se situe au bord du très joli lac Crooked.

En réalité, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. A quoi peut bien ressembler une réserve ? Est-ce que les Indiens y vivent comme leurs ancêtres ? Allons-nous voir des cérémonies traditionnelles ? Et bien pas du tout. Il s’agit finalement d’un petit village tout ce qu’il y a de plus normal : avec ses maisons modernes, ses commerces, son golf et sa zone touristique où sont installés de très nombreux camping-car et caravanes.

Les réserves sont en fait des terres qui appartiennent à l’Etat, mais qui sont gérées en autonomie par les Premières Nations qui les occupent. Ils possèdent leurs propres règles et ne peuvent s’y installer que s’ils sont officiellement déclarés comme Premières Nations.

La place centrale de la réserve, avec son bâtiment administratif

Wildhorse Running Man nous emmène ensuite passer un moment chez lui pour discuter, avant de nous redéposer le long de la TransCanadienne pour continuer le stop. Nous sommes très reconnaissants à cet homme de nous avoir fait découvrir une vraie réserve d’indiens, et de nous avoir fait partager une petite partie de sa vie. Nous avons passé un moment très agréable à discuter avec lui.

Nous attendons très longtemps avant de remonter dans une voiture. Le jeune qui nous prend va jusqu’à Winnipeg, mais comme il vit dans un camp militaire et ne peut pas nous accueillir, nous lui demandons de nous arrêter sur une petite aire d’autoroute à plus de 150km de la ville pour camper, pour éviter de nous retrouver en pleine nuit à Winnipeg avec aucune chance de trouver un endroit pour dormir.

Sur cette aire il y a tout pour passer une bonne nuit : des toilettes et une table sont à notre disposition, et l’environnement est très agréable.

Mais alors que nous avons planté notre tente et que nous nous sommes installés pour manger face à face sur la table, je vois soudain Julien faire un bond, s’éloigner de la table et montrer une zone quelque part dans mon dos, les yeux grands ouverts. Il ne me faut qu’un quart de seconde pour me retourner et découvrir l’objet de sa surprise : un ours !

Celui-ci est particulièrement gros, et surtout il passe à seulement quelques mètres de nous avant d’aller se cacher dans les fourrées juste à côté de notre tente. Ni une ni deux, on sort le spray anti-ours donné par Jean-Pierre et Marti à Canmore.

Nous sommes seuls sur cette aire, aucune voiture aux alentours et il commence à faire nuit. Comment réagir face à un ours ? La meilleure solution c’est de partir et de s’éloigner de cette aire, même s’il est déjà plus de 21h. Pendant que Julien surveille la zone où a disparu l’ours, son spray à la main, je replis la tente plus rapidement que je ne l’ai jamais fais, et nous nous rapprochons de la route pour essayer de trouver une voiture. La ville la plus proche, Brandon, est à 50 km. Et même si cela nous fait revenir en arrière, il n’y a aucune importance. Tant qu’on s’éloigne de cet ours.

Nous ne sommes quand même pas très confiants. Trouver une voiture qui accepte de nous prendre à cette heure-là est une mission quasi-impossible. Mais contre toute-attente, nous tombons très rapidement sur un homme soudanais et ses deux fils qui acceptent de nous emmener à Brandon. Durant tout le trajet nous allons vivre un véritable sketch. Le père est tellement surexcité d’entendre notre histoire, et tellement hilare lorsque nous lui racontons la mésaventure de l’ours, qu’il décide de filmer toute notre conversation pour montrer ensuite à sa famille l’aventure qu’il vient de vivre. Visiblement, il n’a jamais prit personne en auto-stop. Après ce que nous venons de vivre, voir autant d’euphorie à la simple énonciation de notre voyage nous rempli de joie. Même si nous aurions préféré qu’il regarde un peu plus la route au lieu de nous filmer…

Comme ils ont encore 1 000km à parcourir cette nuit pour rentrer chez eux, ils nous déposent rapidement au centre-ville de Brandon alors qu’il est déjà plus de 22h. Une dernière photo souvenir, puis nous les remercions chaleureusement de nous avoir sorti de cette aire d’autoroute.

Comme il est très tard et que nous n’avons aucune envie de retenter l’expérience du camping sauvage ce soir, nous dérogeons à notre règle (comme assez souvent finalement…) et nous prenons une chambre dans le premier Motel que nous trouvons. La chambre n’est vraiment pas mal, et surtout nous sommes en sécurité !

Aujourd’hui, lorsque nous évoquons cette rencontre avec l’ours, elle ne nous apparaît plus aussi impressionnante que sur le moment. Nous sommes même heureux d’avoir pu en voir un d’aussi près en pleine nature ! C’est une expérience que l’on ne vit qu’une fois.

Le lendemain nous arrivons finalement à Winnipeg, dans la voiture de Jason qui nous fait faire une visite express de la ville en voiture, avant de nous inviter boire un verre dans un Food Court tendance très sympa.

Le soir nous nous rendons chez nos hôtes Couchsurfing : Gonzalo et Emily, deux argentins très accueillants. Ils vivent dans une résidence gigantesque, avec une sorte de petite rivière qui serpente au milieu des barres d’immeubles. Comme Emily est serveuse c’est avec Gonzalo que nous passons la soirée. Et comme il parle français, nous en profitons pour beaucoup échanger avec lui sur nos vie respectives. Lorsqu’Emily rentre du travail vers 22h, nous mangeons un très bon barbecue sur leur petite terrasse en discutant jusque tard.

Nous passons finalement 3 nuits chez eux, même si nous ne les croisons que très peu à cause de leurs travails très prenants. Nous en profitons pour nous reposer dans la piscine et le jacuzzi réservés aux habitants de la résidence, avant de finir la soirée sur leur terrasse, autour d’un barbecue.

Vue depuis leur fenêtre…

Le dernier jour nous nous baladons dans le très sympathique quartier français de Winnipeg : « Le Quartier Saint-Boniface », où l’on trouve les restes d’une cathédrale ainsi qu’un fort en bois datant du début du XIXème siècle, reconstitué en 1978 : le Fort Gibraltar.

Puis, comme nous sommes le premier mercredi du mois, nous nous rendons au Musée des Droits de l’Homme conseillé par un grand nombre de personnes, et qui est gratuit à partir de 17h. Comme tout dans le musée est traduit en français, nous passons beaucoup de temps à lire les écriteaux, qui détaillent toutes sortes de droits que les différents pays du monde ne respectent pas forcément, tandis que d’autres se battent pour les faire accepter (droit à la scolarité, au mariage homosexuel, éradication de l’esclavage et des abus etc…).

Une salle est dédiée à l’époque où les premières nations ont été arrachées à leurs familles lorsqu’elles étaient enfants, pour être placées dans des sortes d’orphelinat où on les forçait à oublier leur langue et leur identité. Nous sommes très touchés par cette page de l’histoire du Canada, qui semble avoir été oubliée en dehors des mémoires des principaux concernés…

Après plus de deux heures de visite nous retournons passer notre dernière soirée chez Gonzalo et Emily, toujours sur leur terrasse autour du barbecue.

Comme ils n’ont pas de voitures ils ne peuvent pas nous emmener à la sortie de la ville et les bus sont beaucoup trop cher. Nous tentons donc l’auto-stop en plein centre-ville, et nous avons la chance de trouver un homme qui nous emmène à la sortie de Winnipeg, à plus de 10km de là.

Puis une femme, une « première nation » nous emmène jusqu’à Kenora. Elle nous montre une vidéo de sa fille, danseuse en costume traditionnel dans les fêtes Pow-Wow. Nous adorerions assister à l’une de ces fêtes, mais notre conductrice nous explique qu’il n’y en a aucune de prévue dans les mois à venir. Très déçus, mais heureux d’avoir fait sa connaissance, nous découvrons la très jolie petite ville de Kenora, installée au bord d’un lac, avant de reprendre l’auto-stop.

Là, le long d’une route très peu passante, nous attendons plus de 2h avant de retrouver un véhicule. Et alors que nous commençons à désespérer, nous apercevons le deuxième Ours de notre séjour au Canada ! Même si celui-ci passe beaucoup plus loin de nous que le premier, traversant la route à plusieurs dizaines de mètres derrière notre spot, nous ne sommes pas forcément rassurés. C’est pourquoi nous sommes vraiment heureux lorsqu’un camion s’arrête enfin à côté de nous et nous conduit jusqu’à Dryden , à plus de 100km de là. Surtout que ce chauffeur, Jean-Pierre, est français ! Ça fait vraiment du bien de pouvoir discuter sans chercher nos mots, échanger avec cet homme solitaire comme si nous nous connaissions, juste parce que nous venons du même pays et que grâce à ça, on semble avoir quelque chose en commun.

Jean-Pierre nous dépose à Dryden vers 20h30. Par expérience, on sait que l’heure n’est plus adaptée à la recherche d’hébergement chez l’habitant (les gens sont en général plus ouverts lorsque l’on ne les dérange pas pendant leur repas ou leur soirée au calme devant la télévision. Et c’est bien normal !). Le problème, c’est qu’avec les animaux qui traînent la nuit dans les parages, on a peur (peut-être à tord…) de faire de nouveau une mauvaise rencontre comme quelques jours auparavant avec l’ours.

Exceptionnellement, on décide donc de prendre un emplacement dans un camping pas très cher que l’on fini par trouver après plus d’une heure à prospecter tous les motels de la ville (beaucoup trop chers pour nous). Nous passons une nuit au calme dans notre tente, protégés par les barrières du camping, avant de reprendre la route le lendemain matin.

Ce jour-là nous n’avons pas à chercher un endroit où dormir le soir. Un hôte Couchsurfing nous attend déjà à Thunder Bay, à 350km de Dryden ! Parcourir autant de kilomètres sur une seule journée est un challenge compliqué, mais nous sommes confiants. Et nous avons raison de l’être puisque après un long moment d’attente au bord de la route, un Indien (d’Inde et non un Première Nation) nous conduit directement à notre destination !

Une fois à Thunder Bay nous faisons la connaissance de Francisco, un Chilien très sympathique qui va nous accueillir pendant 2 jours.

Francisco n’est pas le seul chilien dans la ville. En effet ils sont une dizaine à venir étudier ici pendant un an, et leurs études sont payées par le gouvernement Chilien. Comme ils se connaissent tous, ils organisent une fête entre eux le soir-même, à laquelle nous sommes invités. La soirée commence dans le jardin des organisateurs, dans lequel nous tentons de discuter avec quelques invités qui s’intéressent à notre voyage. Malheureusement, très peu parlent anglais et il est très difficile de se comprendre et de se faire une place au milieu de ce groupe d’amis.

Vers 22h, alors que la soirée commence vraiment à tourner autour de l’alcool et qu’il y a de plus en plus de monde dans la maison, nous demandons la possibilité à Francisco de rentrer. Nous savons que ce n’est pas très correct, mais nous sommes tellement fatigués par notre journée que nous ne parvenons plus à profiter de la soirée. Un de ses amis a la gentillesse de nous ramener en voiture. Comme la porte d’entrée reste toujours ouverte nous pouvons nous installer sur les canapés du salon prévus pour nous, pour dormir en attendant que Francisco rentre, tard dans la nuit.

Le lendemain, notre hôte nous fait la surprise de louer une voiture pour la journée, pour partir nous balader tous les trois, ainsi qu’avec son amie Paulina. Nous commençons par la visite du Centennial Park. Situé en plein cœur de la forêt, ce parc a été créé en 1967 pour représenter l’histoire de l’exploitation forestière à Port Arthur (qui fait maintenant partie de Thunder Bay). On y retrouve des répliques de l’équipement et des conditions de vie des bûcherons au début du XXème siècle.

Comme nous sommes en basse saison toutes les activités annexes sont fermées (pistes de luge, petit train sur les rails etc…) mais nous sommes éblouis devant la beauté de ce lieu suspendu dans le temps, alors qu’il ne s’agit que d’une réplique… Surtout que nous sommes absolument seuls dans le parc !

Nous marchons un long moment le long de ces rails comme posés au milieu de nul part, avec presque l’impression d’y apercevoir un train chargé d’arbres coupés au détour d’un virage.

L’après midi nous faisons une halte devant le point de vue du « Sleeping giant », montagne que l’on aperçoit au loin et qui, d’après les dires de notre hôte, ressemblerait à un homme allongé avec les bras en croix. Même si nous avons beaucoup de mal à distinguer ce géant, nous apprécions beaucoup la vue sur la forêt en contrebas qui donnerait le vertige à n’importe qui !

Rassurez-vous, on ne voit pas plus ce « géant dormant » à l’œil nu qu’en photo…

Puis nous longeons la rivière et découvrons de très belles cascades, comme la majestueuse Kakabeta falls, très impressionnante.

Nous sommes vraiment reconnaissants à Francisco pour cette belle petite virée au calme, loin de l’agitation de la veille. Nous prenons enfin le temps de discuter un peu avec lui, d’apprendre à le connaître et d’apprécier sa gentillesse.

Le soir, il nous emmène à une nouvelle soirée, cette fois-ci avec beaucoup moins de monde, et surtout beaucoup plus calme. Nous participons à la confection des pizzas, que nous ne mangeons que vers minuit, après avoir profité d’une soirée très sympathique en leur compagnie. Comme la veille nous rentrons dormir avant Francisco, qui ne se couchera finalement qu’à 7h du matin !

Le lendemain, comme il a proposé de nous déposer sur la route à environ 1h de Thunder Bay (où il a prévu de faire une randonnée) nous attendons qu’il se réveille pour partir. Mais comme il s’est couché tard il ne se lève qu’à midi. Après avoir cherché dans toute la ville son porte monnaie perdu la veille sur le chemin du retour de la fête, nous ne partons finalement qu’à 13h30.

Francisco nous avance tout de même beaucoup sur la route. Il nous dépose sur un endroit très simple pour faire de l’auto-stop, et nous le remercions chaleureusement pour son aide et son accueil ! Nous trouvons très rapidement une voiture, et cette fois-ci, la route longe une côte particulièrement époustouflante, puisque nous sommes désormais le long du Lac Supérieur…

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