Le Japon : dans l’horreur de la guerre

Nous débarquons au Japon par la voie des airs, à Fukuoka, au sud du pays. L’arrivée est mouvementée (arrivés en avance au dessus de l’aéroport, nous devons patienter quelques dizaines de minutes avant atterrir, en subissant des virages constants et un peu terrifiants ) ! L’atterrissage n’est pas plus doux, et nous sommes heureux de poser enfin les pieds sur terre, même s’il y fait déjà nuit.

Heureusement le passage à la frontière est très rapide, et nous récupérons nos bagages en quelques minutes. Avant de nous rendre chez nos hôtes de ce soir (comme en Corée-du-sud, nous utilisons désormais beaucoup le site internet « Couchsurfing » afin de nous loger), nous souhaitons retirer de l’argent. Contrairement à la Corée où nous avions passé plusieurs jours avant de trouver un distributeur acceptant notre carte bleue, ici c’est très simple. Le seul problème, c’est qu’avec le vol on devait sans doute être déboussolés ou alors trop fatigués, toujours est-il que nous nous sommes servis du taux de conversion Coréen afin de retirer des Yens japonnais, et que nous nous sommes donc retrouvés avec plus de 300 euros sur nous ! Et il faut savoir que lors de notre voyage, cet argent correspond à plus d’un mois de budget…

Ça commençait bien, mais il était trop tard pour le rendre. Nous nous rendons donc à notre rendez-vous avec Akemi, la japonaise nous accueillant ce soir. Sur la route, nous sommes surpris par deux choses : la première, c’est que les japonnais roulent à gauche (le premier pays du genre depuis notre départ), et la deuxième, c’est que contrairement à l’image que l’on se faisait du pays, les villes ne sont pas très animées (pas de lumières clignotantes dans les rues, pas d’écrans géants diffusant des publicités typiquement japonaises ou encore de personnes étranges). A vrai dire, la ville est vraiment très calme. Mais surtout, tout est d’une propreté impeccable !

Nous retrouvons donc Akemi à la sortie du train (d’un calme également très impressionnant). Mariée et mère d’une fille d’une quinzaine d’années, elle est d’une gentillesse incroyable. Et elle rit constamment !

Les faubourgs de Fukuoka

Dés notre arrivée dans sa maison (située dans un quartier résidentiel à l’extérieur de Fukuoka), nous sommes directement plongés dans la culture japonaise. Déjà, il faut bien sûr enlever ses chaussures avant d’entrer dans la maison, en signe de respect pour la maîtresse des lieux. Ensuite, c’est au sol que l’on partage le repas préparé par Akemi (repas qui nous prouve d’ailleurs dés notre arrivée dans le pays, que la nourriture japonaise dépasse de loin toutes celles que nous avons pu goûter pour l’instant, en dehors de la France bien sûr) !

Repas typiquement Japonais

Puis nous faisons la connaissance de son mari et de sa fille en fin de soirée, avant de partir dormir dans notre chambre, sur des futons posés au sol.

Nous avons hâte de découvrir la suite de ce pays très culturel, où tout est basé sur l’honneur et le respect.

Le lendemain, nous passons la journée avec Akemi (elle est professeur d’anglais et ne donne son cours qu’une seule fois par mois!). Après nous avoir préparé un très bon petit déjeuner, elle nous emmène voir un temple Shintoïste (une des religions majoritaire du pays avec le Bouddhisme) où elle nous apprend à prier comme il se doit (jeter une pièce dans le réceptacle prévu à cet effet, frapper deux fois dans ses mains puis s’incliner).

L’entrée du temple

Un des sanctuaires du temple

Un "Sando" (voie d'approche d'un sanctuaire Shinto)

Un « Sando » (voie d’approche d’un sanctuaire Shinto)

Le temple est vraiment très beau (il s’étend sur tout un parc très intéressant à visiter pour le calme qu’il y règne).

Les Torii (marquant les entrées des zones sacrées)

Puis, elle nous emmène dans le centre, où Julien compte bien faire honneur à sa passion : les jeux-vidéos anciens ! Et pour tout collectionneur qui se respecte, le Japon est sans doute la caverne d’Ali Baba (et les prix y sont faibles comparés à la France) ! Julien passera en tout quatre heures à errer dans les boutiques, à faire la razzia sur tout ce qu’il trouve.

Comme nous avons beaucoup abusé du temps d’Akemi, nous lui offrons un restaurant le midi (tout petit, où l’on mange assis par-terre et sans chaussures!!). Encore une fois, c’est un vrai régal !

Le soir, Akemi donne des cours de rattrapages en anglais à ses élèves, puis nous retrouvons son mari et sa fille Yu afin de leur cuisiner des crêpes !

Séance cuisine avec Yu

Malheureusement ce que nous ne savions pas, c’est que les japonais ne mangent pour la plupart que salé et supportent très mal le sucré…au final le mari se cuisinera donc du poulet tandis que Yu ne mangera qu’une ou deux crêpes avant de déclarer forfait. Heureusement qu’Akemi nous aide à finir la plâtrée que nous avions préparé ! Mais au moins désormais, on saura qu’il ne faut pas cuisiner du sucré aux japonais !

Nous passons une deuxième nuit sur nos futons, et le lendemain de très bonne heure, Julien part avec Akemi et l’une de ses amies faire une marche d’environ une heure dans les alentours. Il découvre la méthode de séchage du riz, typiquement asiatique.

Cette amie nous donne des billets d’entrée dont elle ne se servira pas, pour un temple à visiter lorsque nous serons à Kyoto !

Ce jour-là, entre le petit déjeuner composé d’omelettes, de saucisses et de tartines, et le déjeuner à base de soupe de viande, de riz, de pains au chocolat et…de croissants au thé (si si, ça existe, c’est la version japonaise et c’est très bon), nous nous rendons à la poste afin d’envoyer les colis de jeux-vidéos en France.

Dans l’après-midi, nous nous décidons enfin à partir vers le Nord. Akemi nous emmène très gentiment à une centaine de kilomètres de là, à Kitakyushu-Shi où nous décidons de passer la nuit. Comme il est encore tôt, nous nous baladons le long de la côte, et nous visitons un petit temple Shintoïste situé sur une falaise.

Le Torii sur la falaise

Nous nous reposons un moment sur la plage, à côté d’un petit sanctuaire Shinto installé au milieu d’un chantier…

Nous pensions avoir le temps avant de partir frapper aux portes afin de demander l’hébergement, mais nous sommes très surpris par l’arrivée de la nuit qui tombe beaucoup plus vite que prévu ! Nous n’avons donc le temps de demander qu’à 2 ou 3 maisons avant que la nuit ne tombe. Heureusement, les japonais ne parlant pas vraiment anglais, nous avons la chance d’avoir un texte expliquant notre démarche traduit en Japonais par Akemi. Mais cela ne suffit pas, et nous ne recevons que des refus.

A la nuit tombée, impossible de continuer à frapper aux portes, les habitants risquent de prendre peur. Nous décidons donc de planter la tente à côté de la plage. Nous ne sommes absolument pas cachés (surtout depuis que nous avons changé de tente en Corée du Sud, et que la nouvelle est rouge), mais nous parions sur le fait que nous sommes au Japon et que rien ne peut se passer.

Nous passons d’ailleurs une bonne nuit sans aucun problème. Après avoir replié la tente, nous frappons à la porte d’une maison le lendemain matin afin de demander si nous pouvons remplir notre bouteille d’eau, puis nous partons sur la route principale afin de commencer le stop, pour la première fois depuis notre arrivée au Japon (et pour la première fois du côté gauche ! Il est temps de se muscler l’autre bras…). En quelques minutes, nous nous rendons rapidement compte que nous sommes l’attraction de l’année ! Les japonais ne doivent pas voir beaucoup d’européens dans cette petite ville, et encore moins d’auto-stoppeurs ! En passant à côté de nous, tout le monde rigole ou nous fait des signes depuis leurs voitures (qui sont d’ailleurs pratiquement toutes semblables, de forme cubique et sans doute exclusivement visibles au Japon !).

Notre présence ici semble être efficace puisque nous trouvons une voiture en cinq minutes à peine. L’homme nous conduit à l’entrée de Kitakyushu et insiste pour prendre une photo avec nous. De là, nous essayons de rejoindre le centre-ville. Mais un nouveau problème se pose : qu’est-ce qu’un centre-ville au Japon ? Les villes sont tellement étendues qu’elles ressemblent plus à des communautés de communes qu’à de simples villes. Elle sont d’ailleurs composées de plusieurs « petites villes » aux noms différents, chacune possédant son propre centre-ville…

Ne sachant trop où aller dans ces conditions, nous reprenons le stop avec un panneau indiquant que l’on souhaite se diriger vers le Nord. Il ne faut encore que quelques minutes avant qu’une femme ne s’arrête. Même pour elle, il est difficile de savoir où se situe le centre-ville de Kytakiushu. Elle nous dépose donc sur une plage à quelques kilomètres de là (après avoir prit elle aussi une photo de nous. Ce doit être une coutume au Japon !).

Nous restons quelques dizaines de minutes sur cette plage (en discutant avec un japonais qui a entamé la conversation afin de savoir d’où l’on venait). Puis nous reprenons le stop en direction d’Hiroshima (on laisse tomber Kitakyushu, on ne saura sans doute jamais où se trouve le vrai centre). En cinq minutes nous trouvons une voiture qui nous conduit au pied du pont permettant de changer d’île.

En effet, le Japon est constitué de pas moins de 6 852 îles, dont quatre principales : Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu, qui à elles seules représentent 95 % de la surface terrestre totale du pays. Afin de continuer notre voyage vers la capitale, Tokyo, nous devons donc quitter l’île de Kyushu afin d’entrer sur celle de Honshu.

Le problème, c’est que trouver l’entrée du pont (s’élevant à plusieurs centaines de mètres au dessus de notre tête) n’est pas chose facile. Nous marchons ainsi plus d’une heure, sous une chaleur intenable, sur une route qui semble monter jusqu’au pont. Mais c’était une erreur ! Et nous sommes donc obligés de tout redescende, alors que la fatigue commence vraiment à se faire sentir.

Nous trouvons enfin l’entrée d’un tunnel, que nous n’avions pas remarqué à l’aller, mais qui permet de se rendre également sur l’île d’en face en passant sous la mer.

Nous n’attendons encore que dix minutes, puis une femme nous emmène jusqu’à Shimonoseki, ville située juste de l’autre côté du tunnel (que nous n’aurions de toute façon pas pu traverser à pied). Après lui avoir montré notre message expliquant que nous recherchons un hébergement pour la nuit, elle appelle son futur mari qui refuse de nous accueillir. Nous partons donc à la recherche d’une maison à Shimonoseki. Et la chance nous sourit enfin ! Nous sommes acceptés chez Minoru et sa femme Kazuko, la première maison à qui nous faisons la demande ! (En réalité c’est Minoru, ancien « maire » de la ville qui nous accueille, et qui nous fait comprendre que comme c’est lui l’homme de la maison, sa femme n’a pas à donner son avis…).

L’accueil de sa femme est d’ailleurs très froid. Elle ne semble vraiment pas ravie de recevoir des étrangers dans sa maison. Mais elle ne peut pas refuser…nous nous sentons donc particulièrement mal à l’aise durant une bonne partie de la soirée. Le couple reçoit la visite de trois amies, avec qui Kazuko partage la passion de la musique traditionnelle japonaise. Elle possède d’ailleurs un magnifique instrument, que nous espérons l’entendre jouer durant la soirée ! Mais nous n’aurons pas cette chance.

Chez Minoru et Kazuko pour une soirée dans la tradition japonaise

Finalement, au fur et à mesure de la soirée, Kazuko devient de plus en plus à l’aise, et c’est même avec elle que nous parlerons et rigolerons le plus. Nous les aidons à préparer un excellent repas composé de mets traditionnels Japonais (brochettes, sushis, Onigiri (boulettes de riz enveloppées d’une algue nori), et Kazuko nous fait goûter tous les aliments un peu étranges de son frigo. Nous rigolons beaucoup, mais la plupart de ces aliments ont un goût horrible ! Comme ils ne parlent pas très bien anglais, nous ne savons d’ailleurs pas vraiment ce que nous mangeons, mais c’est peut-être mieux comme ça…

Le soir, nous avons le plaisir de dormir dans le salon, sur des futons séparés du reste de la pièce par des panneaux en bois. Mais comme nous sommes chez un couple âgé, la tradition et le respect sont plus importants que chez la plupart des jeunes couples japonais (c’est d’ailleurs pour cette raison que durant une bonne partie de la soirée, c’est Julien, l’homme, qui sera mit à l’honneur, tandis que Florine passera un peu inaperçu). Nous ne pouvons donc pas choisir le moment où nous souhaitons prendre notre douche, et nous avons l’interdiction de prendre nos sacs à dos avec nous dans la pièce fermée…nous ne saurons jamais pourquoi, mais ce n’est pas grave, car nous avons un toit pour dormir ce soir, et nous avons passé une très bonne soirée avec ce couple très ancré dans la tradition japonaise !

Même la nuit on la passe dans la tradition japonaise !

Le matin, ils nous offrent le petit déjeuner (soupe, riz et thé vert froid) avant de nous conduire directement sur l’insertion d’autoroute menant à Hiroshima. Nous n’attendons que dix minutes avant d’être emmenés sur une aire d’autoroute à environ 40km de là, d’où nous sommes pris directement par un camion (le premier depuis bien longtemps). Ce dernier nous dépose à Miyajima, à 30km d’Hiroshima sur une autre aire d’autoroute. Là nous faisons la rencontre de trois japonais faisant du stop ! C’est tellement rare dans ce pays.

Ils trouvent une voiture assez rapidement puis nous prenons le relais. Nous attendons un quart d’heure (exceptionnellement long pour ce pays !) avant qu’un couple ne nous emmène en plein centre d’Hiroshima (pour changer, ils nous prendront en photo avant de partir…).

La ville est bien entendu tristement célèbre pour avoir reçu la bombe atomique le 6 août 1945 durant la seconde guerre mondiale. Il ne reste de cette époque qu’un seul bâtiment encore debout : « Le Dôme », situé en centre-ville et qui rappelle l’horreur qui s’est produite ici.

Le « Dôme » au milieu des immeubles modernes

Nous visiterons mieux le lendemain, sans nos sacs à dos. En attendant nous regardons un peu un match de baseball diffusé sur écran géant dans le centre, dans lequel Hiroshima joue (et gagne, au plus grand bonheur des japonais présents). La fête continue toute la soirée, y compris au milieu des gigantesques arcades commerciales où il n’est pas rare de voir des japonnais entamer une danse de la victoire au milieu des touristes étonnés, ou encore de se taper dans la main en file indienne…

Les arcades commerciales d’Hiroshima

Tout le monde s’y met !

Pour la première fois nous nous rendons également dans des salles d’arcade (salles de jeux-vidéos qui ont presque disparues en France depuis plusieurs années, mais qui subsistent en très grand nombre au Japon). Et quand on regarde la vitesse et la précision de jeu des japonnais, on comprend que les adolescents passent sans doute la plus grande partie de leur temps libre dans ces salles, à s’entraîner jusqu’à connaître le jeu par cœur !

Les salles d’arcades au Japon

Puis, la nuit tombée, il est temps de se chercher un endroit pour dormir. N’ayant eu aucune réponse positive sur le site internet « Couchsurfing » nous décidons de planter notre tente dans un parc, derrière des buissons à l’abri des regards. Après tout nous sommes au Japon, sans doute le pays le plus sécurisé que nous ayons jamais visité ! Planter sa tente au milieu de la ville n’est donc pas du tout un problème.

Le lendemain, nous partons visiter un peu plus en détail cette ville dévastée par la bombe atomique. Le « Peace Memorial Park Area », la zone où la bombe est tombée en 1945, regorge d’installations commémoratives.

Monument commémoratif au milieu duquel on peut apercevoir le Dôme au loin

On y retrouve par exemple « l’Horloge de la Paix », ou encore le « Monument de la Paix des Enfants», construit à partir de la collecte de fond menée par les écoliers japonnais, rendant hommage à tous les enfants morts durant le bombardement.

L’Horloge de la paix

Le Monument de la Paix des Enfants

Ce monument est principalement érigé en hommage à Sadako Sasaki, une petite fille de 12 ans morte d’une leucémie suite aux radiations de la bombe, et qui avant de mourir avait confectionné des centaines d’oiseaux en Oragami (principalement des Grues). Aujourd’hui elle reste l’une des icônes principales de la paix dans le pays, et des milliers de Grues en Origami sont déposées chaque année au pied de ce mémorial ainsi que dans les musées retraçant l’histoire de cette époque.

La tradition veut que l’on sonne la cloche en forme d’Origami de Grue située en dessous du Monument de la Paix des Enfants

C’est d’ailleurs dans le « Mémorial National de la Paix » que nous nous rendons ensuite. Ce musée retrace la vie des victimes de la bombe, ainsi que de plusieurs rescapés, au travers d’images et de témoignages déchirants.

Seule pièce où il est autorisé de prendre des photos dans le mémorial

C’est d’ailleurs en écoutant le témoignage d’une petite fille racontant le cauchemars qu’elle a vécu, comment elle a vu mourir ses cousins et comment elle-même a dû survivre alors qu’elle avait été brûlée au point que sa peau se détachait de son corps, que Florine se sent mal et que nous devons attendre un moment avant de continuer notre visite.

Le soir, n’ayant toujours aucun contact, nous avions prévu de planter la tente au même endroit qu’hier, dans le parc. Mais la différence, c’est qu’aujourd’hui il pleut des cordes ! Et comme frapper aux portes dans ces conditions n’est vraiment pas facile (surtout que nous portons plusieurs sacs de jeux-vidéos, qui peuvent paraître un peu étrange pour les personnes qui nous ouvriront la porte), nous décidons de réserver notre premier hôtel Japonnais.

Et nous ne le regrettons pas ! A notre arrivée à l’auberge de jeunesse, les propriétaires nous accueillent avec des serviettes afin de nous sécher ! Et pendant la nuit, la tempête redouble d’intensité.

Nous n’avons payé que 35€ pour les deux lits en dortoir, mais au Japon, peu importe le prix que l’on paye, la propreté et l’accueil sont toujours parfaits ! Nous ne pouvons d’ailleurs pas marcher dans l’auberge avec nos chaussures…Décidément, le Japon est vraiment un pays de respect et de propreté absolu.

Le lendemain, la pluie a cessée, et nous retournons dans le « Peace Memorial Park Area » afin de visiter un autre musée que nous n’avions pas eu le temps de voir la veille. Nous payons pour celui-ci, mais nous ne pouvions partir d’Hiroshima sans le visiter. Ce musée ne retrace pas seulement la vie des victimes, mais donne également une explication sur la situation à l’époque, et ce qui a amené à ce bombardement, ainsi que les dégâts matériels occasionnés, la reconstruction après la catastrophe etc…

Image tirée du jour du bombardement

Photo prise juste après le bombardement

Reconstitution de la bombe nucléaire

Le musée raconte également l’histoire de Sadako Sasaki, la petite fille pour qui a été érigé le « Mémorial de la Paix des Enfants ». En entendant cette histoire, et à la vue des mannequins représentant l’état des enfants après la bombe, c’est au tour de Julien de se sentir mal et d’être obligé de s’asseoir.

Ce ne sont que des mannequins, on ose à peine imaginer la réalité de l’époque !

Quelques Origami crées par Sadako Sasaki

Nous sommes incapables d’imaginer ce qu’ont dû vivre les populations à cette époque. Mais grâce aux nombreux mémoriaux et aux témoignages des survivants, Hiroshima a réussi à sauvegarder leur mémoire intacte, afin qu’une horreur pareille ne se reproduise plus jamais. Malheureusement, des horreurs comme celle-ci continuent d’exister, et c’est totalement abattus par notre visite de cette ville chargée d’histoire, que nous continuons notre montée vers le Nord du Pays, en souhaitant que le plus de voyageurs possible aient l’occasion de passer par Hiroshima, afin d’être témoins de cette terrible histoire de notre monde.

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