L’Angleterre : un brin de magie et beaucoup de galères

Nous arrivons à Birmingham en fin d’après-midi, le 15 août 2017, après avoir passé la journée dans le bus qui nous a fait traverser la frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre. A notre arrivée à la gare routière, nous sommes attendus avec impatience par Peter, notre hôte Thaïlandais, contacté via Couchsurfing, qui nous accueille à bras ouverts. Nous reprenons un bus pour nous rendre chez lui, et nous commençons à faire connaissance avec ce joyeux personnage qui semble réellement heureux de nous accueillir.

A peine arrivés chez lui, Peter s’installe aux fourneaux tout en discutant. Il nous prépare un succulent repas Thaïlandais : un poulet sweet and sour (sucré/salé) qui nous rappelle avec délice les senteurs asiatiques que nous avons quitté il y a déjà si longtemps…

Nous passons une excellente soirée faite de rires, d’échange de souvenirs autour de la Thaïlande et de jeux de cartes. Peter nous emmène ensuite voir notre chambre pour deux nuits. On comprend qu’il s’agit en réalité de sa chambre et qu’il a choisi de s’installer sur le canapé. Nous sommes vraiment gênés mais le lit est déjà prêt, et devant son insistance nous n’avons d’autre choix que d’accepter avec reconnaissance.

Malheureusement c’est la seule soirée que nous passons avec Peter. Il a un travail à faire à Londres et doit s’absenter plusieurs jours. Mais comme nous avons beaucoup de références positives sur notre compte Couchsurfing (il faut dire que nous utilisons ce mode de recherche d’hébergement depuis si longtemps que nous avons déjà dormi chez plusieurs dizaines d’hôtes qui nous ont tous laissé de très bons commentaires) il nous explique qu’il nous fait confiance les yeux fermés et nous laisse les clés de sa maison pour notre deuxième nuit à Birmingham ! Nous avons déjà eu l’occasion d’être témoins de ce niveau de générosité et de confiance envers nous à plusieurs reprises, mais nous en sommes toujours étonnés. Ca ressemble presque à de l’inconscience… On doit vraiment renvoyer une bonne image de nous !

Nous profitons d’être seuls pour nous reposer et ce n’est qu’en fin de matinée que nous partons en direction du centre-ville de Birmingham. Le tour est vite-fait, il n’y a vraiment pas grand-chose à voir.

A vrai dire, Birmingham est typiquement le genre de ville que l’on s’attend à trouver en Angleterre (de notre point de vue en tout cas) : des bâtiments aux façades sombres, une ambiance un peu morose et de nombreuses boutiques plus ou moins touristiques. Bon d’accord on est un peu méchants, il y a quand même quelques statues intéressantes et une église assez belle, mais dans l’ensemble notre visite nous laisse de marbre. Nous, blasés ? Jamais de la vie !

On rentre assez tôt chez Peter, et on s’installe devant la télé pour manger des pizzas. On aurait préféré partager le repas avec notre hôte, mais on profite malgré tout de cette soirée au calme tous les deux. Comme si nous étions tout simplement chez nous, en France (à ceci-près que la télé est en Anglais… Mais bon on ne va pas se plaindre, au moins on n’a pas à supporter l’accent Écossais. L’Anglais est quand même beaucoup plus simple à comprendre !).

Le lendemain, nous laissons les clés dans la boîte aux lettres, ainsi qu’un petit mot de remerciements à l’attention de notre hôte que nous n’avons malheureusement vu que très peu. Nous partons en direction du sud du pays. Nous sommes rapidement tombés d’accord pour ne pas aller à Londres. Nous connaissons déjà très bien cette ville, nous y sommes chacun allé deux fois séparément et nous voulons consacrer le peu de temps de voyage qu’il nous reste à faire de nouvelles découvertes.

Pour autant, on ne va pas très loin de la capitale Anglaise. En effet ce jour-là, on tente de se rendre en auto-stop à Watford, dans la banlieue nord de Londres. On ne prend pas cette direction par hasard, mais on expliquera tout ça un peu plus loin.

Pour le moment nous essayons de trouver un bon emplacement en bord de route pour nous installer et commencer l’auto-stop, mais ce n’est pas gagné. Nous marchons plus de 6km avant de trouver un spot à peu près potable. Les conducteurs nous voient à peine et n’ont pratiquement pas d’endroit pour s’arrêter, mais c’est le mieux que nous ayons trouvé depuis que nous avons quitté la maison de Peter. Nous attendons un très long moment avant qu’un homme ne s’arrête enfin. Il ne va vraiment pas loin mais au moins il nous dépose sur un rond-point beaucoup plus pratique, où un panneau directionnel indique déjà notre destination.

Cette journée d’auto-stop s’avère être l’une des pires depuis plusieurs mois. Les voitures s’enchaînent assez rapidement, mais à chaque fois pour de petites distances, et toujours avec une ambiance un peu tendue, comme si nous dérangeons nos chauffeurs et qu’ils s’étaient sentis obligés de nous prendre dans leur voiture.

La troisième voiture de la journée est conduite par un homme qui nous assure aller à Watford alors qu’il prend finalement une toute autre direction. Plusieurs fois nous lui demandons de s’arrêter à des embranchements de route qui peuvent encore nous arranger, mais il s’obstine à nous éloigner de notre chemin et refuse de s’arrêter pour une raison qui nous est totalement inconnue. On commence presque à avoir peur. Après tout, qu’est ce qui nous prouve qu’il n’est pas en train de nous kidnapper et de nous emmener dans un endroit secret ? En 15 mois de voyage nous n’avons eu aucun accident, aucun problème avec nos chauffeurs, excepté avec la vitesse à plusieurs reprises. Nous sommes à quelques jours de rentrer à la maison, ce serait dommage qu’il nous arrive quelque chose aussi proche de la France…Mais non, aucune inquiétude à avoir, l’homme s’arrête enfin au bout d’un long moment sans raison au milieu de nulle part et nous laisse sur le bord de la route, loin de tout, et surtout loin de toutes les routes menant à Londres.

Nous sommes retournés vers le Nord Est alors que nous voulions nous diriger vers le Sud Ouest… Tout est à recommencer. Et la journée est loin d’être terminée. La voiture suivante nous dépose au bord de l’autoroute, sur une zone très dangereuse, puis une autre nous dépose sur un rond-point où un policier vient nous dire que nous n’avons pas le droit de faire de l’auto-stop à cet endroit-là. Heureusement, au lieu de nous virer comme on s’y attendait, il nous fait monter dans sa voiture pour nous emmener plus loin, à un très bon emplacement, qui se trouve surtout sur la bonne route pour aller à Watford. Et là, ENFIN, on trouve une voiture qui nous emmène à destination ! La septième de la journée. On avait entendu dire que l’auto-stop au Royaume-Uni n’était pas simple, et on en fait les frais. Cette journée nous a vraiment fatigués et nous a donné un sacré coup au moral.

Heureusement, nous n’avons pas à chercher un endroit où dormir le soir. Nous sommes à la veille de mon anniversaire, et Julien a réservé une chambre dans un AirBnB. Il s’agit d’une belle maison, blanche avec de la moquette partout (exactement le genre de maison que l’on s’attend à trouver en Angleterre). L’accueil laisse un peu à désirer mais au moins on a une belle chambre confortable rien que pour nous. Nous avons passé la journée entière sur le bord de la route, et malgré l’heure tardive on a bien envie de se faire un petit plaisir pour oublier nos galères. On sort donc manger un kebab pas très loin de la maison (oui à ce niveau du voyage, un petit plaisir prend bien la forme d’un kebab et non d’un restaurant gastronomique…). On se régale, même un peu trop. Les portions sont tellement énormes qu’on en est presque malades. On profite d’une bonne nuit de repos avant d’entamer la belle journée qui nous attend.

Vous l’aurez compris, nous sommes à Watford ce 18 août 2017 pour fêter mon anniversaire (le deuxième depuis notre départ) et ce n’est pas pour rien que Julien a choisi cette destination. La ville de Watford accueille en effet une chose que je rêve de visiter depuis des années : les studios Harry Potter. La coïncidence a voulu que nous arrivions dans les alentours de Londres pile à cette date. Du coup, Julien n’a pas eu à chercher trop longtemps mon cadeau d’anniversaire… Je suis une fan inconditionnelle de cette saga. J’ai lu tous les livres une vingtaine de fois, vu les films plusieurs dizaines de fois, je collectionne de nombreux objets tirés des films et j’ai toujours voulu voir ces studios mythiques. Malheureusement pour vous, c’est moi qui écris cet article, je risque donc de m’épancher un peu trop sur la visite des studios et de montrer plus de photos que nécessaire… Si vous êtes aussi fan que moi, vous allez sans doute adorer les photos et les cinq prochaines minutes de lecture. Sinon, il faudra demander à Julien pourquoi il n’a pas écrit l’article… Il aurait sans doute été beaucoup plus court.

Comme il n’est pas possible de se rendre aux studios sans réserver, nous avons obtenu des places pour la visite de 18h. Nous avons donc toute la journée pour nous reposer. Après une grasse matinée revigorante, on prend notre petit déjeuner dans la cuisine, sous le regard des caméras de surveillance installées par les propriétaires. Le midi, on sort quand même manger dans un restaurant un peu chic pour fêter mon anniversaire. C’est rare, alors on en profite pour prendre de très bons plats que l’on déguste avec lenteur.

Dans l’après-midi, la météo Anglaise décide de faire son apparition : il pleut des cordes et la température baisse tellement que l’on va se réfugier au chaud dans notre chambre en attendant la visite. On ressort vers 16h30 et on y va à pied, le AirBnB est juste à côté des studios ! On rejoint notre groupe pour la visite de 18h. La visite est libre, sans guide, mais le fait de limiter les groupes dans le temps permet de profiter des décors en évitant les heures d’affluence.

On y est !!

Pour les fans d’Harry Potter, les studios sont le paradis ! On déambule au cœur des décors des films, on découvre les costumes, certains secrets de tournage et des effets spéciaux à couper le souffle.

La porte d’entrée de la Grande Salle

 

La Grande Salle

 

Le professeur Dumbledore prend la parole

Les escaliers qui n’en font qu’à leur tête…

Comment faire paraître Hagrid plus grand qu’il ne l’est en réalité…

 

Dans la cabane de Hagrid

Dans les cachots avec Rogue

La salle commune des Gryffondor

L’entrée du bureau de Dumbledore

Une grande partie des studios présente les décors intérieurs, mais on peut également découvrir quelques décors extérieurs parmi les plus mythiques.

Le 4 Privet Drive

Les lettres de Poudlard

Le placard sous l’escalier

La maison des parents de Harry

Le Magicobus…

…pour les sorcières et les sorciers en perdition

Après une heure de visite, on s’arrête faire une pause pour boire de la bièraubeurre dans l’une des échoppes typiques installées au cœur des studios. Puis la visite reprend, au milieu de centaines d’autres visiteurs, tout aussi émerveillés que nous.

Une bonne bièraubeurre ! (pas si bonne que ça d’ailleurs…)

La visite se termine par trois monuments du monde d’Harry Potter : la voie 9 3/4 avec le Poudlard Express, l’incroyable chemin de Traverse, et enfin la maquette de l’école de magie, utilisée pour les plans de survol lors des films. Julien trouve la maquette jolie. Moi, je suis émue en la voyant.

Le Poudlard Express

L’entrée de la voie 9 3/4

Le Chemin de Traverse

La boutique Weasley, Farces pour sorciers facétieux

La maquette de Poudlard, plus vraie que nature

Bien sûr, je ne pouvais tout simplement pas sortir de là sans acheter des souvenirs ! Le choix est dur et la réflexion longue. Déjà parce qu’il y a des centaines et des centaines d’objets, tous aussi incroyables les uns que les autres, mais aussi parce que question budget, on ne peut vraiment pas se permettre d’acheter grand-chose. Tout est cher, mais on s’y attendait. Je craque malgré tout sur quelques souvenirs qui trouveront facilement de la place dans nos sacs à dos déjà bien remplis.

J’aurais bien aimé acheter tout le rayon de baguettes magiques, mais ça commençait à faire beaucoup…

Je quitte avec regret ces studios que je ne reverrai sans doute jamais, mais que je garderais en mémoire pendant très longtemps ! J’ai pénétré dans un monde que je n’avais imaginé qu’en lisant les livres et en regardant les films, un monde dont je rêve depuis déjà de nombreuses années, et que j’ai eu la chance de parcourir un moment, même si ça n’a duré que quelques heures. Julien quant à lui, même s’il n’est pas fan, a aimé la visite qu’il a trouvé intéressante et bien organisée. Malgré tout, ces 2h30 lui ont largement suffit, et il n’a forcément pas ressenti la même émotion que moi.

C’est donc vers 20h30 que nous quittons les studios, des souvenirs plein la tête. La parenthèse magique est terminée, on reprend le court de notre voyage. Sur le chemin du retour au AirBnB, on s’arrête acheter un fast-food à emporter. On emprunte le même chemin qu’à l’aller, mais beaucoup plus effrayant de nuit, lorsqu’il n’est pas éclairé. On ressent une réelle peur au moindre bruit, et lorsque l’on entend des gens venir dans notre direction, notre cœur s’emballe. Mais plus de peur que de mal, on finit par sortir de ce chemin sans encombre, et on déguste notre fast-food dans la chambre, pour clôturer cette belle journée d’anniversaire.

Le lendemain, nous reprenons la route vers le Sud du pays, où nous devons prendre notre ferry pour la France dans 3 jours. La rocade qui contourne Londres passe juste à côte de notre AirBnB, une aubaine ! Sauf que non. La malchance anglaise continue de nous poursuivre. La femme qui nous fait monter dans sa voiture au bout de quelques minutes d’attente, nous explique qu’elle nous déposera sur la première aire qu’on croisera sur la rocade, afin que l’auto-stop soit plus simple pour nous. C’est vraiment gentil de sa part et on apprécie beaucoup sa compagnie, jusqu’à ce qu’on se rende compte (et elle aussi) qu’il n’y a aucune aire sur la rocade de Londres. Comme elle ne veut pas faire de détour, et ça se comprend, elle nous embarque donc sur sa sortie et nous dépose quelques kilomètres plus loin. Une fois de plus on s’est totalement éloigné de notre objectif, Brighton, qui se trouve au sud alors qu’elle nous a emmené au sud-ouest. Comme deux jours auparavant nous sommes donc obligés de faire de l’auto-stop dans l’autre sens, pour retourner sur la rocade qui n’est plus accessible à pied.

Mais cette fois-ci la chance tourne enfin. Une voiture conduite par deux filles s’arrête assez rapidement : elles vont directement à Brighton ! Nous n’aurons plus à chercher de voitures pour le reste de la journée, et c’est bien appréciable, surtout vu la difficulté de faire de l’auto-stop dans ce pays.

Brighton est une station balnéaire avec de longues plages de galets, un peu dans le style de notre côte Atlantique avec des villes comme La Baule. Certaines personnes diront que c’est une ville parfaite pour se baigner et profiter de la plage, mais elle n’est pas vraiment à notre goût. Nous préférons largement les petits villages typiques et les plages de charme où l’on peut être tranquille pour se baigner.

Malgré tout la promenade qui longe la côte est assez agréable et nous passons un moment à nous balader au milieu des locaux et des touristes venus profiter du beau temps.

Mais la ville est surtout connue pour sa fête foraine permanente construite sur l’eau, au bout d’une jetée : le « Brighton Pier ». C’est ici que la majorité des jeunes de la ville viennent se mélanger aux touristes de passage pour passer une soirée festive. Pour notre part, on préfère l’observer de loin et ne pas être tentés par ces jeux auxquels on ne gagne jamais. On a encore besoin de notre argent pour les derniers jours qu’il nous reste !

Nous avions fait des demandes d’hébergement sur Couchsurfing pour Brighton, mais n’ayant eu aucune réponse on se résout à prendre des lits dans un dortoir. Le moins cher que nous ayons trouvé fait un trou de 39€ dans notre budget, pour deux lits dans un dortoir de 16, juste au dessus d’un pub animé. Nous passons une nuit affreuse, sans cesse réveillés par les autres usagers du dortoir qui sont absolument sans gêne : allumage des lumières intempestif, coup de téléphone en pleine nuit, déambulation des hommes totalement nus… Sans parler de la police qui intervient pour une bagarre entre deux hommes ivres dans le pub juste en dessous.

Le lendemain matin nous n’avons qu’une hâte : quitter ce dortoir le plus rapidement possible. On voulait rester deux nuits à Brighton en attendant notre ferry pour la France qui n’est qu’à 20km de là. Mais pour rien au monde on serait resté une deuxième nuit dans ce dortoir. Heureusement après quelques recherches sur internet on fini par trouver un autre dortoir, mais cette fois-ci à 16€ seulement et petit-déjeuner inclus. On n’hésite pas une seule seconde et on réserve deux lits pour une nuit.

En attendant de pouvoir faire le check-in on s’installe sur la plage pour profiter du soleil un long moment. Sur le chemin, on passe dans une rue très animée ainsi que devant le « Royal Pavillon », un bâtiment étrange de style anglo-indien qui abrite une ancienne résidence royale, aujourd’hui transformé en musée.

Puis nous marchons les 3km qui nous séparent de notre nouvelle auberge de jeunesse. Celle-ci se trouve dans un quartier très calme, les dortoirs ne comptent que 8 lits et on a même des toilettes dans la chambre, le grand luxe ! On dépose nos affaires avant de ressortir faire des courses pour notre repas du soir. Mais à notre retour, les galères nous poursuivent de nouveau. Nous sommes directement envoyés dans le bureau de la réception avec d’autres résidents, afin de nous y cacher le temps que la police recherche un homme dans l’auberge de jeunesse. Quelques minutes plus tôt il est entré dans le bâtiment avec un couteau à la main et a blessé un autre homme avant de le jeter sur un groupe d’enfants d’une colonie  de vacances française, dont certains enfants semblent vraiment choqués.

Est-ce que la malchance nous poursuit depuis notre arrivée en Angleterre, ou est-ce que les choses se passent toujours comme ça dans ce pays ? On n’en sait vraiment rien, mais ce qui est sûr, c’est qu’on n’a jamais été aussi pressés de rentrer à la maison !

La police fini par attraper le fugitif et nous sommes tous libres de regagner nos dortoirs. Finalement nous ne sommes que 5 dans le notre, dont l’homme qui a été attaqué et qui n’est que très légèrement blessé. Il nous explique connaître son agresseur, sans pour autant nous expliquer la raison de son attaque. Loin de nous rassurer, cette nouvelle va nous empêcher de dormir une partie de la nuit. Pourtant, l’ambiance est vraiment beaucoup plus calme que la veille. Il n’y a aucun bruit durant la nuit, ni aucun dérangement de la part de nos colocataires.

Le lendemain matin nous nous rendons au petit déjeuner, simplement composé de pain et de confiture, avant de quitter le dortoir et la ville de Brighton qu’on rêve de laisser loin derrière nous. Nous nous rendons à Newhaven, à une vingtaine de kilomètres de là, où nous prenons le ferry pour la France le lendemain matin.

On reprend l’auto-stop pour quelques minutes, le temps de monter dans une voiture qui nous emmène à Peacehaven, à seulement 5km de notre objectif. Comme il est tôt nous décidons de finir le chemin à pied. La promenade est assez agréable le long de la côte, même si avec la chaleur et nos sacs à dos nous arrivons épuisés à Newhaven. Ce soir-là nous n’avons pas à chercher un hébergement. Comme nous avons utilisé quelques fois le site AirBnB durant notre voyage, mais aussi avant lorsque l’on partait en vacances en France, nous avons gagné un « bon d’achat » que nous avons décidé d’utiliser pour notre dernière nuit en Angleterre.

Nous rencontrons le couple qui nous héberge et leur fils âgé de seulement quelques mois. Ils ont l’air gentils mais comme c’est un AirBnB, la relation que nous avons avec eux est forcément différente que lorsque l’on est hébergé grâce à Couchsurfing, où le but premier est la rencontre et non l’argent. Comme nous ne pouvons récupérer la chambre qu’à 17h nous déposons seulement nos affaires avant de partir manger dans le centre. On essaye de prendre notre temps pour ne pas rentrer trop tôt mais c’est vraiment dur, car il n’y a absolument rien à faire dans la ville et qu’il commence à faire vraiment froid.

En fin d’après-midi nous rejoignons notre chambre avec soulagement, et nous ne la quittons plus de la soirée. Nous avons accès à la cuisine après eux, vers 20h, et nous nous faisons un festin de quiches et de tomates achetés au supermarché.

C’est la toute dernière nuit que nous passons en Angleterre, mais aussi la toute dernière nuit dans un pays étranger. Le lendemain matin nous nous réveillons tôt, pour profiter du petit déjeuner offert avec la chambre avant de nous rendre au port pour prendre le ferry, à 15 minutes de marche de la maison. On pensait être en avance, mais au bout d’un moment on se rend compte qu’on a oublié les sandwich qu’on avait acheté la veille pour manger sur le ferry. Julien repart en courant vers la maison les chercher. Histoire de bien terminer notre séjour dans ce pays dont la traversée aura été assez catastrophique sur pas mal de points !

Finalement, on arrive pile à l’heure pour prendre ce fameux ferry qui nous ramène à la maison. Celui que l’on a tant attendu, celui qui signe la fin du voyage, celui qui nous permet enfin de quitter l’Angleterre !

De ce pays, on retiendra surtout les studios Harry Potter (enfin moi, pas forcément Julien…) et notre rencontre avec Peter à Birmingham. Pour le reste, on est surtout déçus que le dernier pays de notre voyage soit l’un de ceux où l’on s’est le moins plu, et où l’on a connu autant de galères.

Le ferry s’éloigne inexorablement des côtes anglaises, et nous rapproche enfin de la France, 15 mois après avoir quitté notre cher pays.

Il nous reste encore quelques jours pour réussir à clôturer en beauté ce voyage extraordinaire. Mais est-ce vraiment possible ? Rien n’est moins sûr…

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