De Da Nang à Ha long : un accueil qui laisse à désirer

Alors que l’avion des parents de Julien repart en direction de la France, après que ces derniers aient pu passer 10 jours avec nous, nous continuons notre périple en direction du Nord du Vietnam. Bien sûr, départ de Nicole et Gérard oblige, nous reprenons nos habitudes de voyage, et c’est en train que nous nous rendons à Da Nang, ville située à plus de 800km d’Ho Chi Minh.

L’auto-stop n’est malheureusement toujours pas une option, surtout pour de si longues distances. A l’arrière d’un scooter, ça nous aurait sûrement prit une semaine !

Nous passons la nuit dans ce train. Les contrôles sont beaucoup plus simples qu’en Russie avec le Transsibérien ! Une seule vérification des tickets, et nous pouvons nous installer dans notre cabine de 6 couchettes. La chance veut que personne d’autre ne vienne de toute la journée ni de toute la soirée. Nous profitons donc d’une nuit au calme dans notre cabine privée !

20h passées dans ces conditions…on a connu pire !

En tout, le trajet dure presque 20h. Nous arrivons à Da Nang le lendemain matin, passant à quelques dizaines de mètres des maisons construites le long des voies, avec les enfants qui jouent sans s’arrêter au passage du train.

Pas sûr que le linge sente très bon après…

On a beaucoup de mal à s’imaginer la vie de ces familles, qui doivent vivre dans la pauvreté, la saleté et la proximité de ce danger. Car même si le train ralenti considérablement à l’arrivée dans la ville, il reste toujours le risque que les enfants, en voulant jouer, traversent les voies au mauvais moment…

A la sortie du train, comme à leur habitude au Vietnam, les chauffeurs de Taxis nous harcèlent, et c’est très difficile de leur échapper. Mais à force de jouer des coudes nous parvenons à sortir de la gare, et à nous rendre à pieds à l’hôtel que nous avons réservé pour quelques nuits.

La ville de Da Nang n’a vraiment rien de particulier. C’est décidément un constat qui revient de plus en plus au fur et à mesure que l’on découvre ce pays : les grandes villes ne valent pas le coup d’œil.

Le pont-dragon de Da Nang !

L’un des seuls bâtiments historiques de la ville

Durant le reste de la journée nous nous baladons le long de la plage à quelques centaines de mètres de l’hôtel (dont le drapeau rouge nous décourage de la baignade qui nous aurait pourtant bien rafraîchis vu la température !).

Heureusement que les prix des restaurants restent presque aussi peu élevés que ceux des supermarchés, car on peut en profiter pour y passer le temps, et surtout manger à notre faim ! Ce qu’on ne peut pas forcément faire tous les jours avec notre budget serré. Mais au Vietnam, pour moins de 3€ on peut trouver de très gros menus…alors autant en profiter !

La ville n’ayant rien de très attrayant, nous passons la journée du lendemain à Hoi An, à une quarantaine de kilomètres au Sud de Da Nang. Et là…c’est un véritable parcours du combattant !

Nous nous y rendons en bus local. Mais jamais nous nous étions imaginé qu’il serait si compliqué de prendre un simple bus ! Déjà, il ne s’arrête jamais, il ralentit seulement à chaque arrêt. Un homme ouvre alors la porte arrière du bus, descend en marche, et nous pousse à l’intérieur avant de remonter, toujours en marche !

Et les problèmes ne s’arrêtent pas là. En effet dans le bus, trois hommes travaillent : celui qui conduit, celui qui pousse les gens pour monter dans le bus et pour en descendre, et celui qui encaisse et qui place les gens (car on ne peut pas choisir notre place). C’est cet homme qui nous demande 50 000 Dong (la monnaie locale) par personne (sachant qu’il est bien stipulé sur le site internet de la compagnie que le prix est de 20 000). Nous refusons donc de payer le prix demandé et lui tendons 40 000, qu’il refuse. Il reviendra plusieurs fois nous demander les 50 000, mais refusant toujours, il finira par nous arracher les billets des mains sans rien dire de plus.

Le chauffeur quant à lui, conduit à la mode vietnamienne. Sauf qu’il se prendrait presque pour un scooter, à passer à moitié sur les trottoirs, prendre les sens interdits pour aller plus vite etc…

Pendant ce temps-là, les passagers du bus n’hésitent pas à jeter par les fenêtres tout ce qui leur passe par la tête (gobelets, bouteilles en plastiques, mouchoirs etc…). On comprend pourquoi

Au bout d’un moment, le bus est plein, et ne peut plus accueillir personne. L’homme qui encaisse décide alors, en parfaite injustice, de faire descendre tous les touristes pour faire de la place ! Il prétend donc que nous sommes arrivés à destination et les jette presque à travers la porte ouverte. Nous, aidés par une Vietnamienne qui nous fait signe de ne pas bouger, nous restons à nos places, au grand énervement de cet homme qui ne trouve aucune excuse pour nous faire partir. Ayant fait un peu de place en laissant les autres touristes au milieu de nul part, totalement perdus sur le bord de la route et n’ayant aucune idée de l’endroit où ils se trouvent, l’homme en profite pour faire monter de nouveaux locaux.

Finalement, après environ 1h du trajet en bus le plus hallucinant que l’on ait jamais connu, nous descendons avec soulagement à la gare routière de Hoi An.

Et pour la première fois depuis notre arrivée dans le pays, nous sommes vraiment emballés par la visite d’une ville ! Hoi An est vraiment belle avec son quartier historique (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO) construit autour de la rivière Thu Bồn.

On peut trouver différents styles architecturaux à Hoi An : Chinois, Japonais, Français etc. Le mélange de l’ensemble donne son style si particulier à cette incroyable ville historique !

Les maisons coloniales jaunes des bords de rivière ne sont maintenant plus que des restaurants, des hôtels ou des boutiques, mais le quartier a tout de même gardé tout son charme.

Le problème réside dans les boutiques, où l’on est alpagués à longueur de temps, pratiquement forcés d’acheter quelque chose alors qu’on ne faisait que passer devant le bâtiment, sans même montrer le moindre intérêt à ce qui y est vendu !

Pour acheter une simple carte postale, il faut demander le prix (qui n’est jamais affiché, et qui est donné à la tête du client). Et lorsque l’on refuse parce que le prix est trop élevé, les vendeurs sont capables de nous suivre dans la rue pour nous demander le prix que l’on souhaite mettre.

On se sent vraiment harcelés, et cette expérience gâche un peu la première bonne impression à notre arrivée dans la ville. Malgré tout, le quartier historique, les bords de la rivière Thu Bồn, les magnifiques maisons coloniales, restent encore à ce jour le plus beau paysage architectural que l’on ait vu au Vietnam !

Le midi, nous mangeons sur un petit stand du marché couvert de la ville. Un repas simple mais vraiment bon !

Sur le chemin du retour vers Da Nang, la malchance veut que nous retombions sur le même bus qu’à l’aller…avec son même personnel ! L’homme soupire en nous voyant arriver, et sachant pertinemment que l’on n’acceptera pas plus qu’à l’aller de payer le prix demandé, il nous place à l’arrière du bus, loin de tous les autres touristes, pour éviter que l’on ne leur donne des idées de révolution…

Le soir nous prenons des Banh Mi (sandwichs souvent garnis de crudités) que l’on déguste dans notre chambre, pour notre dernière soirée dans cette ville avant de continuer notre montée vers le Nord.

Nous retournons à la gare à pied, afin de prendre notre train pour Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam. Cette fois-ci nous ne restons que 3h dans le train. A peine arrivés nous nous rendons à notre hôtel, où le gérant, avant même de nous dire bonjour ou même de nous donner les clés de notre chambre, insiste pour savoir où l’on se rend après Hué, afin de nous réserver une place dans un bus de nuit.

Nous écoutons ses propositions en lui promettant gentiment d’y réfléchir, puis nous découvrons notre chambre, beaucoup moins agréable que celle de Da Nang. Ici les fenêtres ne laissent pas passer la lumière (peut être pour cacher la saleté du sol de la chambre et de la salle de bain) et des milliers de fourmis se baladent en file indienne sur les murs et le carrelage !

La visite de la ville de Hué efface pourtant ce mauvais départ. Étant l’ancienne capitale Impériale du Vietnam, il est possible de visiter les vestiges de la Cité Impériale (payant uniquement pour les touristes).

L’enceinte de la cité impériale

Une grande partie de la cité est encore debout, malgré les destructions subies lors des différentes guerres au Vietnam.

Nous passons une bonne partie de la journée à déambuler dans cette enceinte énorme, à découvrir des bâtiments étranges, colorés et luxueux.

Un ancien théâtre qui a gardé toute sa splendeur

Malgré le bon état général des bâtiments principaux de la cité, une partie de l’enceinte est un peu laissée à l’abandon, et on peut voir les effets du temps sur leur solidité et la beauté de leurs détails.

Une porte qui ouvre sur un monde parallèle ?

La cité a tout de même beaucoup de charme, et nous apprécions vraiment notre visite.

Puis nous nous arrêtons un moment au musée des trésors royaux avant de chercher un endroit pour manger. Mais comme d’habitude, les prix sont rarement indiqués. Et lorsqu’ils le sont, les personnes tenant les petits stands de nourriture installés en bord de rivière nous indiquent finalement un prix doublé, simplement car nous sommes touristes, et que pour eux, cela paraît normal. Nous finissons donc par acheter de simples sandwichs que l’on mange devant un château privé (qui ne se visite malheureusement pas !).

De même, les jolies petites îles situées au centre de la rivière que l’on souhaite visiter durant l’après-midi sont inaccessibles, car privatisées par des restaurants ou des hôtels.

On fait une petite pause !

Entrée d’une île privatisée par un restaurant

Nous rentrons donc à l’hôtel, où nous acceptons finalement de réserver nos billets de bus pour le lendemain. Nous nous rendons en effet à Cat Ba, une île située au centre de la Baie d’Halong, à plus de 700km de là, où nous allons passer Noël dans trois jours. Mais dans cette partie du Vietnam il n’existe aucun train, nous sommes donc obligés de prendre le bus. Et pour une fois, c’est bien un bus touristique dans lequel nous allons dormir. Mais après réflexion, on aurait vraiment aimé trouver une autre solution. Car cette expérience ne sera qu’une succession de galères et d’incompréhension avec les Vietnamiens.

Sur le papier, tout semblait normal : un mini-bus venant nous chercher à l’hôtel à 17h et nous emmenant à un bus couchette, une nuit complète dans le bus jusqu’à Hanoi, un deuxième bus nous menant jusqu’à Halong sur la côte Est, puis un ferry jusqu’à Cat Ba. Le tout pour un voyage de 24h environ. Alors certes, on s’attendait à un voyage interminable et fatiguant. Mais pas à ce point !

Tout commençait pourtant bien ! Le bus était assez agréable, avec trois rangées de couchettes sur deux étages, assez de place pour s’allonger totalement, et même un petit casier individuel sous chaque siège ! Et comme le bus n’était pas plein, nous avons même pu nous installer tout au fond, pour profiter des trois places côte à côte. Ça nous faisait encore plus de place !

Vers 20h, le bus s’arrête dans un restaurant censé être « local », mais où déjà 5 ou 6 bus de touristes sont arrêtés. De plus, les plats ne sont vraiment pas bons et chers. On regrette de ne pas avoir prévu notre propre nourriture !

Puis c’est la montée vers Hanoi. Malheureusement, pendant toute la nuit, le chauffeur et son collègue s’arrêteront presque une dizaine de fois afin de faire monter dans le bus des colis à livrer à Hanoi (on ne connaît même pas la raison de ce transfert…pourquoi un bus de touristes s’occuperait de livrer des colis ?). A chaque livraison ils allument toutes les lumières (qu’importe qu’il soit 22h ou 2h du matin) et lancent les colis à travers le bus. La nuit est très longue !

Et à 5h30 du matin, les lumières s’allument de nouveau. Sauf que cette fois-ci, ils se mettent à crier dans le bus que nous sommes arrivés et que nous devons descendre. Nous ne devions pourtant pas arriver avant 7h voire 8h ! Mais ayant roulé comme un malade toute la nuit (freinant parfois tellement fort que nous étions projetés en avant) nous sommes déjà arrivés à Hanoi !

Totalement indifférents au fait que notre transfert ne doit se faire que dans 2h voire plus, et que l’agence de bus devant laquelle ils nous déposent n’ouvre que dans 1h30, nous sommes jetés du bus (tout comme nos affaires balancées sur le trottoir sans ménagement). Et comme nous sommes les seuls du bus à attendre un transfert, nous ne pouvons obtenir de soutien de personne.

Sans d’autre choix que d’attendre, nous décidons de nous balader un peu dans les alentours en attendant. Mais bien entendu, à cette heure-ci, il n’y a pas grand-chose à faire à Hanoi, la ville est totalement vide ! Le seul avantage, c’est qu’on peut marcher sur les trottoirs sans risquer de se faire rouler dessus à chaque coin de rue !

Après avoir cherché un café ouvert en vain, nous retournons à l’agence de bus pour demander des renseignements sur notre transfert.

Mais la seule réponse que nous réussissons à obtenir, c’est que nous devons attendre 8h30 ! Nous ne savons même pas pour quelle raison, si c’est pour avoir des renseignements supplémentaires, ou pour enfin avoir notre bus ! Et le responsable de l’agence refuse catégoriquement de nous en dire plus. De plus en plus énervés de nous pouvoir obtenir une réponse claire et net, nous partons du bureau en claquant la porte. L’homme sort alors en courant pour nous poursuivre, et prend Julien par le col en menaçant de le frapper ! Heureusement il renonce à cette idée et retourne à son bureau.

Nous sommes vraiment de plus en plus mal à l’aise, et dans un état d’incompréhension totale. Pourquoi est-ce si compliqué d’obtenir des réponses ? Ne serait-ce que des renseignements ?

Dépités, et fatigués de cette nuit interminable, nous retournons donc visiter le quartier. Nous trouvons enfin un café où nous installer pour le petit déjeuner.

Puis nous allons nous asseoir dans un parc de la ville. Malgré l’heure matinale, il y a déjà beaucoup de monde. Et pour cause, comme ce qu’on avait déjà pu observer à Taïwan, les habitants (et surtout les femmes) se lèvent tôt pour se retrouver dans les parcs, et participer à une sorte de cours de danse-fitness. Ils sont des centaines, répartis en plusieurs petits groupes, à exécuter des mouvements étranges sur des musiques de Noël.

C’est le réveillon à Hanoi, on danse !

Au moins, c’est très distrayant ! Et malgré la fatigue et l’envie que ce trajet horrible se termine enfin, nous apprécions beaucoup ce moment étrange, où l’on découvre une capitale qui s’éveille au rythme des coutumes Vietnamiennes !

A 8h30 nous retournons à l’agence. Mais bien sûr, ça aurait été trop simple si le bus nous attendait déjà ! Heureusement, l’homme qui avait voulu frapper Julien n’était plus là. Mais ce n’est pas pour autant que nous avons réussi à avoir plus de renseignements ! Tout ce qu’on a réussi à obtenir, c’est « qu’il fallait attendre encore un peu ». Mais à force d’attendre, et de demander toutes les 15 minutes si le bus arrivait, ce n’est qu’à 9h30 que nous avons enfin pu le voir se garer devant nous ! Soit 4h après être arrivés à Hanoi. Un vrai calvaire !

Ce mini-bus, qui ne devait prendre que 3h pour aller jusqu’à Ha Long, là où nous attend le ferry, s’arrête finalement dans une boutique et un restaurant touristique, où l’on nous laisse durant 1h, comme un voyage organisé. Mais nous n’avons pas payé pour ça ! Malheureusement, on a beau dire tout ce qu’on veut (avec cette fois-ci le soutien des autres passagers du bus qui ne souhaitent pas s’arrêter non plus), le chauffeur du bus reste totalement fermé à nos revendications.

Nous mettons donc plus de 4h à arriver à l’embarcadère.

Et là, on aurait pu se dire que le cauchemars était enfin terminé ! Mais ce 24 décembre 2016 n’était décidément pas notre journée, puisque arrivés sur le quai d’Ha Long, nous nous rendons compte que tous les autres passagers font en réalité partie d’un tour organisé dans la baie d’Halong pour plusieurs jours. Nous ne sommes que 5 à attendre un transfert direct vers l’île de Cat Ba, par un ferry et non pas par les bateaux touristiques présents dans ce port.

Nous refusons donc de descendre du bus, et tentons de forcer le chauffeur à nous amener au bon endroit. Mais celui-ci s’énerve, et nous attrape même par le bras pour nous tirer hors de son bus, sans nous expliquer la raison pour laquelle nous nous trouvons ici !

Après plusieurs dizaines de minutes de cris et de lutte pour se faire entendre, nous trouvons enfin un homme, qui demande au chauffeur de nous ramener 1km avant, à l’embarcadère du ferry, où il reste avec nous pour attendre le départ qui n’est prévu que 2h plus tard.

Il s’agit en fait de l’organisateur du tour privé réservé par les deux allemandes qui nous accompagnent, et avec qui nous lions contact : Tebatha et Jessy. Les filles ayant un repas prévu auquel nous n’avons pas droit, nous nous retrouvons forcés de manger dans le restaurant du port (finalement excellent) avec Chivani, une Indienne qui comme nous n’a pas compris pourquoi elle s’est retrouvée dans ce bus. Nous passons un très bon moment avec elle.

Mais rien ne nous fait oublier le véritable cauchemar que nous vivons depuis plus de 24h. Nous sommes fatigués, et dégoûtés de l’accueil réservés par les Vietnamiens.

Heureusement les choses s’arrangent, puisque l’organisateur privé des deux allemandes achète pour nous les billets de ferry, visiblement compris dans le prix payé à l’hôtel d’Hué (on ne comprend vraiment pas pourquoi c’est à lui de s’occuper de ça. Mais au point où on en est, on préfère ne pas poser de questions!).

Nous pouvons donc enfin embarquer sur ce ferry qui nous mène au centre de cette baie mythique, que l’on distingue à peine au milieu du brouillard dense.

Dans notre malheur, nous avons au moins eu la chance de lier contact avec d’autres personnes qui comme nous ont connu les galères de l’organisation Vietnamienne. On espère quand même que la suite se passera beaucoup mieux que ces deux derniers jours !

Un cauchemar qui se termine bien, en compagnie de Tebatha, Shivani et Jessy

Car la prochaine semaine, nous avons prévu de prendre des vacances sur l’île de Cat Ba, afin de fêter Noël et la nouvelle année qui s’annonce dans un cadre paradisiaque !

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