Oulan Bator et nos déboires avec le VISA Chinois

La Mongolie ! Sans doute le pays le plus improbable et le plus atypique de notre voyage ! Nous pénétrons dans ce pays avec en tête des images de yourtes perdues au milieu du désert, de nomades en habits très colorés avec leurs troupeaux de toutes sortes se baladant sur des étendues de terres immenses. Mais avant de vérifier si ces images reflètent ou non la réalité de ce pays peu connu, nous devons passer la frontière russo-mongole.

Nous sortons les bagages du bus devant nous conduire jusqu’à la capitale, et nous nous préparons à remplir le papier de renseignements demandé à la frontière. Mais nous n’avions pas prévu que la Mongolie nous demande une adresse de résidence obligatoire dans le pays. Rémi, un français rencontré dans le bus, accepte très gentiment de nous donner le nom de l’hôtel qu’il a réservé à Oulan Bator. Nous inscrivons ce nom, qui passe sans aucun problème puisqu’aucune vérification n’est effectuée.

Juste après le passage de la frontière, nous avons la surprise de découvrir que nous venons de perdre une heure…Un décalage horaire absolument pas prévu !

Notre bus s’arrête environ une demi-heure dans un petit restaurant de l’autre côté de la frontière. A peine les portes ouvertes, des dizaines d’hommes entrent en courant dans le bus afin d’être le premier à nous proposer de l’échange d’argent. La plupart des touristes du bus en profitent pour se fournir en Tugrik (la monnaie mongole) à un taux de change peu avantageux.

Les Tugrik mongols

Après plus de 3h passées à la frontière, nous nous dirigeons enfin vers Oulan Bator, sur la seule et unique route traversant le pays du Nord au Sud. Et déjà, nos yeux sont obnubilés par le paysage qui se transforme petit à petit au fur et à mesure que les kilomètres passent à travers les fenêtres du bus.

Les bords de la route deviennent de plus en plus sauvages. La route en elle-même devient droite, à perte de vue, passant au milieu de petits sommets aux couleurs jaunes, oranges ou rouge. Il n’existe presque plus aucune végétation, seulement une steppe aride avec son unique route, où l’on voit arriver les voitures plusieurs kilomètres avant de les croiser.

Comme dans l’image que nous nous faisions de ce pays, nous voyons également des hommes à cheval, en costumes traditionnels, gérer des troupeaux de vaches, de chèvres, de moutons etc… D’autres animaux, beaucoup plus originaux, croisent notre route : des ânes, des renards, des yaks, des chiens des prairies, et même des chameaux ! (nous vous laissons imaginer notre surprise la première fois que nous avons croisé le regard d’un chameau en totale liberté traverser la route devant nous !)

Malheureusement, ce paysage paradisiaque a bien quelques problèmes cachés. Tout le long de la route, nous apercevons en effet des décharges à ciel ouvert. Les bas-côtés sont jonchés de sacs poubelles, ou de déchets plastiques jetés par les nomades eux-mêmes. Il est tellement étrange de rouler au milieu de ce paysage de rêve, et de constamment rencontrer ces saletés.

Mais de toute façon, à l’approche d’Oulan Bator, ce paysage disparaît petit à petit, remplacé par des yourtes de plus en plus compactes et une pollution que l’on peut presque apercevoir à des kilomètres à la ronde.

En effet, la densité de population du pays s’élève à seulement 2 hab/km². Sauf que sur environ 3 millions d’habitants, environ la moitié s’est installée dans la capitale…(on ose à peine imaginer la densité de population dans le reste de ce pays environ deux fois plus grand que la France !)

Les abords de la ville sont donc habités par des milliers de yourtes, installées ici par les nomades qui ont décidés de se sédentariser ces dernières années. Plus nous approchons du centre de la capitale, plus les yourtes se transforment en habitations en dur.

Nous sommes finalement déposés à presque 10km du centre alors qu’il est déjà 21h. A peine le temps de descendre du bus, que les chauffeurs de taxi nous sautent déjà dessus, bloquant notre sortie et nous attrapant le bras pour nous obliger à les suivre. Nous sommes obligés de jouer des coudes et de crier un peu pour pouvoir atteindre le trottoir, duquel nous partons rapidement à la recherche d’un hôtel. Nous ne voulons pas rejoindre le centre ce soir, où les hôtels seront sans doute plus chers. Mais en pleine nuit, à 10km du centre, la recherche d’un hôtel s’avère être très compliqué. Les mongols ne nous semblent pas si différents des russes pour le moment, et nous ne sommes pas si rassurés que ça. Nous passons donc la nuit dans l’un des premiers hôtels que nous trouvons. Il est miteux, sale et bruyant, mais au moins nous n’avons pas payé cher, et surtout nous sommes à l’abri.

Le lendemain matin, nous partons vers les 8h à la recherche d’un bus pour aller vers le centre. Ne sachant trop lequel prendre, nous prenons la ligne 1 au hasard, imaginant que ce numéro doit normalement passer par le centre. C’était un bon choix, et nous atterrissons en plein centre-ville d’Oulan Bator. Et déjà, nous nous sentons agressés par le niveau sonore produit par les klaxons des voitures prisent dans les embouteillages quotidiens de la capitale. La beauté de la ville nous laisse également dubitatifs : il n’y a rien. Seulement des galeries commerciales et des bâtiments sans aucun intérêt. Peut-être la capitale recèle-t-elle de surprises cachées, mais nous n’avons pas le temps de partir à leur recherche pour l’instant.

En effet, avant de penser à visiter, nous devons nous occuper d’une tâche beaucoup moins attrayante : la demande de VISA Chinois. Après la Mongolie, nous voulons en effet nous rendre dans le sud du pays et passer la frontière Chinoise. Mais le VISA Chinois est connu pour être l’un des plus durs à obtenir au monde. Nous avons passé la soirée à remplir le document de renseignements de 4 pages, dont certaines questions nous ont laissé perplexes (comme par exemple le nom et l’adresse de la personne nous accueillant en Chine, notre itinéraire complet avec les adresses de tous les endroits où nous avons prévu de rester, la liste de tous les pays visités au cours des 12 derniers mois etc…). Comme si cela ne suffisait pas, nous devons en plus fournir une preuve de réservation de nos hôtels, une copie de nos 3 derniers relevés bancaires, la copie de notre attestation d’assurance valide en Chine, une photo d’identité, la photocopie de notre passeport, ainsi que nos billets d’avion d’entrée et de sortie du territoire.

Pour l’ensemble des documents demandés, nous avons réussi à les imprimer, et nous avons réservé plusieurs hôtels annulables en Chine. Mais pour les billets d’avion, obligatoires car il est apparemment interdit d’entrer dans le pays par la voie terrestre (même si l’on peut quand même trouver des bus pour nous y emmener…), nous avons trouvé une solution toute simple conseillée sur internet : il faut simplement se rendre dans un « Air Market », une agence de voyage, où l’on peut demander à obtenir de faux billets d’avion. Cette pratique est tellement courante, que nous avons juste à nous présenter au guichet en expliquant que nous venons pour le VISA Chinois, et déjà une femme nous accueille, nous demande les dates et les villes de destinations que l’on souhaite, et nous imprime les faux billets avec un sourire, sans nous demander le moindre centime ! Nous sortons de l’Air Market au bout de cinq minutes à peine, heureux d’avoir pu obtenir ce dernier document aussi facilement.

Nous nous rendons à l’ambassade, confiants. Mais les choses ne se passent décidément pas toujours comme on le souhaite : l’ambassade est fermée exceptionnellement aujourd’hui… et comme nous sommes Vendredi, nous devons patienter jusqu’à Lundi avant de retenter notre chance !

Résignés à passer 2 jours dans cette ville sans attrait, nous partons tout de même en quête de choses à visiter. Mais rien que la place centrale d’Oulan-Bator, avec son immense statue de Gengis Khan, fondateur de l’empire Mongol, nous laisse un peu perplexe.

La place Gengis Khan

L’immense statue de Gengis Khan

La seule chose que l’on ressent c’est la présence d’une incroyable pollution, et un niveau sonore infernal avec les coups de klaxons continuels.

La magnifique écriture mongole

Dans l’après-midi, nous faisons la rencontre de Loïc et Camille, deux Toulousains avec qui nous avons un gros point en commun : ils sont en plein tour du monde ! A la différence prés qu’eux voyagent uniquement à vélo, et transportent des dizaines de kilos chaque jour ! On se sent petits joueurs face à leur courage !

Loïc et Camille : les fous du guidon !

Nous sympathisons très rapidement avec eux, et nous finissons notre visite de la ville avec eux.

Un peu à l’écart de la place centrale, nous visitons enfin un très beau monastère bouddhiste : celui de Gandantegchinlin.

L’entrée du Monastère de Gandantegchinlin

En effet la religion pratiquée en Mongolie est le bouddhisme Tibétain, et c’est une incroyable découverte pour nous ! Le temple est magnifique, et observer la façon de prier des Mongols est très enrichissante.

Les mongols faisant rouler les rouleaux de prière

Comme eux nous observons une statue de bouddha gigantesque (pour laquelle il faut payer une somme exorbitante pour pouvoir prendre une photo), et nous pouvons également tourner les rouleaux de prière.

L’immense statue de Bouddha se cache là-dessous…

Les rouleaux de prière

D’autres sont beaucoup plus gros !

C’est la tête pleine de cette belle découverte que nous décidons pour les deux prochaines nuits de réserver une chambre d’hôtel tous les quatre. Cela nous permet de faire une belle économie sur la chambre, mais surtout de passer un bon moment en attendant l’ouverture de l’ambassade de Chine.

Malheureusement dans la soirée, nous discutons avec d’autres français rencontrés dans notre auberge de jeunesse qui nous apprennent une mauvaise nouvelle : visiblement, l’ambassade de Chine est bloquée depuis plus de deux semaines aux étrangers ! Cela fait donc deux semaines que certains étrangers se présentent chaque matin à l’ambassade en essayant d’avoir des explications que personne ne semble vouloir leur donner.

Personne ne semble savoir quand les demandes de VISA pourront de nouveau être possible. Mais nous n’avons pas le choix, nous devons attendre le lundi pour savoir.

Le lendemain, avant de retrouver Camille et Loïc, nous partons visiter un deuxième temple, perdu au milieu de grands immeubles modernes, comme s’il s’agissait du dernier bâtiment qui résistait encore à la destruction depuis des décennies.

Les photos sont interdites à l’intérieur…

Il s’agit en fait de quatre petits temples, transformés en musée. On y apprend beaucoup sur la religion Bouddhiste Tibétaine, et on découvre de très beaux intérieurs.

Puis, après avoir déposés toute nos affaires dans notre chambre (y compris les vélos de Camille et Loïc), nous nous installons dans un restaurant pour découvrir la nourriture Mongole, constituée de beaucoup de moutons, pour à peine 5€. On se régale !

Le soir nous passons la soirée à discuter autour de notre plâtrée de ramens, sous nos vêtements en train de sécher, que nous avons été obligés de tirer au travers de la chambre. Lorsqu’on est voyageurs, à défaut d’avoir un fil à linge à disposition, il faut toujours improviser !

L’improvisation à la française !

Le lendemain, après avoir aidé Loïc et Camille à aller chercher leurs faux billets d’avion dans un « Air Market », nous nous rendons au « Black Market » (le marché noir) où l’on peut apparemment acheter de tout à des prix dérisoires. Nous nous y rendons en bus local, encore plus bondé que tout ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. C’est à peine si l’on a assez de place pour respirer !

Le marché est en fait un souk immense. Retrouver son chemin s’avère être une véritable épreuve. Mais on ne nous avait pas mentit : les prix pratiqués y sont très faibles. Nous en profitons pour refaire un plein de tout ce qu’il manquait dans nos sacs à dos. Nous passons plusieurs heures à tourner dans les allées, au milieu des yourtes en kit, des outils, du linge de maison, des vêtements et plein d’autres choses.

Au milieu du « Black Market »

En sortant, nous nous arrêtons dans un restaurant pour profiter à nouveau des excellents plats mongols à bas prix, puis nous rentrons à l’hôtel.

Dans le bus du retour, nous assistons à une véritable scène hystérique : deux adultes qui se battent pour savoir qui entrera en premier dans le bus (en effet, le nombre de places assises est limité). L’homme donne littéralement des coups de cannes à la femme ! Durant tout le voyage jusqu’au centre ils se crieront dessus d’un bout à l’autre du bus. Nous, au milieu de la foule qui les sépare, nous ne pouvons que les observer avec effarement.

Nous passons une nouvelle soirée à discuter, et à nous préparer à la possible réouverture de l’ambassade de Chine le lendemain.

Malheureusement, lorsque nous nous y présentons vers 10h, nous nous retrouvons mêlés à un groupe d’une trentaine d’étrangers (principalement des français) bloqués devant l’entrée. Le personnel de l’ambassade fait passer tous les mongols et refuse l’accès à tous les autres, en donnant comme excuse un « problème technique ».

Certains, fatigués d’attendre depuis si longtemps, décident de se rendre à l’ambassade de France pour avoir plus de renseignements. Nous nous joignons à eux. Camille et Loïc, ne souhaitant pas s’y rendre, nous disent au revoir. Nous avons vraiment passé deux très bons jours avec cet incroyable couple. Et quel plaisir de parler français parfois !

La photo souvenir devant l’ambassade

Nous nous rendons donc à l’ambassade de France avec une petite dizaine d’autres français. Mais eux non plus ne peuvent pas nous donner plus de détails sur les raisons de cette fermeture. Ils nous promettent de se renseigner, et de revenir en fin de journée pour prendre des nouvelles. Au cas où, nous faisons une demande de lettre de recommandation pour l’obtention du VISA Chinois, signé par l’ambassade de France.

En attendant, nous suivons les autres français jusqu’à leur auberge de jeunesse, où nous pourrons nous renseigner sur des tours organisés dans le désert de Gobi. En effet, il est hors de question de venir en Mongolie sans faire une virée dans ce désert mythique. Nous voulions attendre d’avoir fait la demande de VISA Chinois avant de nous y rendre, mais comme l’ambassade ne semble pas vouloir rouvrir de sitôt, nous choisissons de partir dans le désert et de retenter notre chance dans une semaine.

Mais se rendre par soi-même dans le désert de Gobi est quasiment impossible, car aucune route ne permet de nous orienter, et trouver les endroits à voir est impossible si l’on ne connaît pas bien la région.

Cette auberge de jeunesse, comme beaucoup d’autres dans la ville, propose donc des tours organisés à la demande, selon le budget et le temps désiré par chacun. La femme qui s’occupe de cette petite agence de voyage nous propose plusieurs tours déjà organisés par d’autres personnes, pour lesquels des places restent vacantes. Nous tombons finalement d’accord pour partager la voiture d’un couple d’Italiens, pour un trip d’une durée d’une semaine dans le désert et qui part dès le lendemain matin. Nous payons donc environ 100€ par personne (chauffeur, essence, réchaud et ustensiles de cuisine inclus).

Après quoi, nous retournons à l’ambassade de France afin de demander les dernières nouvelles. Nous récupérons nos lettres de recommandation, mais le personnel de l’ambassade nous apprend que leurs collègues Chinois ont prétexté avoir toujours refusé les demandes de VISA à toute personne non Mongole. En contradiction, ils demandent désormais un justificatif prouvant que nous sommes bel et bien propriétaire de notre passeport, et la lettre de recommandation n’est pas forcément une preuve pour eux.

Nous sommes donc toujours bloqués. De plus, dans une semaine, lorsque nous reviendrons du désert de Gobi, nous serons à quelques jours de la fête nationale Chinoise, période pendant laquelle l’ambassade de Chine aura sûrement encore plus de raisons de rester fermée.

Nous avons alors une grande décision à prendre. Car lorsque nous reviendrons du désert de Gobi, nous n’aurons plus que quelques jours de VISA Mongol avant de devoir quitter le pays. Mais les seuls pays limitrophes avec la Mongolie sont la Chine et la Russie, où nous ne souhaitons retourner pour rien au monde.

Avec beaucoup de regrets, et plusieurs heures de réflexion, nous décidons donc de regarder les vols au départ de la Mongolie, dont les destinations ne nécessitent pas de VISA. Le vol le moins cher part en direction de la Corée du Sud, où nous n’avions absolument pas l’intention d’aller. Nous aurions aimé attendre notre retour du désert pour prendre notre décision, mais nous avons peur que les prix des vols n’augmentent de trop en dernière minute.

Résignés et vraiment déçus, nous réservons donc le premier billet d’avion de notre tour du monde. Nous savons que nous le regretterons peut-être, si jamais l’ambassade rouvre d’ici là, mais nous n’avons pas trouvé de meilleure solution, l’attente étant trop risquée au niveau des prix.

C’est donc avec beaucoup de déception que nous préparons notre départ pour le désert qui aura lieu le lendemain matin. Avec Alex (qui parle français) et Louisa, le couple d’italiens avec qui nous allons passer la prochaine semaine, nous partons faire nos courses. L’agence nous fournit tous les ustensiles de cuisine ainsi qu’un réchaud pour cuisiner, mais nous devons fournir les bouteilles de gaz. Nous partageons donc cet achat avec eux, puis nous faisons notre réserve de nourriture chacun de notre côté.

Une semaine de réserve…heureusement qu’on a une voiture !

A défaut d’avoir pu obtenir le VISA Chinois, nous nous consolons au moins avec ce voyage d’une semaine que nous attendons avec impatience, au milieu d’un paysage sans doute fabuleux. Et quel plaisir de pouvoir enfin quitter Oulan-Bator, où nous serons restés beaucoup plus longtemps que nous ne le souhaitions, juste à cause de ce VISA qui nous aura posé tellement de problèmes !

17 réflexions au sujet de « Oulan Bator et nos déboires avec le VISA Chinois »

  1. Ping : 10/8 Oulan-Bator, ambassade de Chine, visa 2e essai – Jean on Tour

  2. TRES URGENT!!

    Bonjour à tous,
    En ce 20 juin 2018, savez-vous si on peut à nouveau obtenir le visa Chinois en Mongolie???

    Merci

    Solenne

    • Bonjour Solenne et merci d’avoir laissé un commentaire sur cet article. Malheureusement notre passage en Mongolie remonte à il y a plus de 2 ans, nous ne sommes donc absolument pas au courant de l’avancée des choses à l’ambassade aujourd’hui.

      Mais peu après notre passage l’ambassade a réouvert pour le passage en Chine, et je ne penses pas qu’il y ait de raisons pour qu’elle ait été refermée depuis.

      Bon courage en tout cas pour votre voyage et profitez de cet incroyable pays ! Bonne journée

      Florine et Julien

  3. Bref, les voyages forment la jeunesse, mais parfois ça prend du temps.
    Enfin, du moment que vous avez croisé le regard d’un chameau, votre vie est toute autre. Reste tout de même à peaufiner votre langue française… Merci pour ce moment et, quand même, ce partage d’expérience.
    PS: le bouddhisme mongol n’est pas « tibétain », c’est davantage le bouddhisme tibétain qui est mongol, car même s’il est très difficile de dire où commence quoi, il s’agit plus précisément du culte lamaïque sans doute né au coeur du monde guerrier antique, développé avec Gengis Khan et les Qosshôt, que les Mongols ultérieurs, avec Gushri-khan, ont emporté dans les monts. La religion pourtant existait au Tibet avant cette aide des Mongols, mais sous une forme quelque peu différente. Il n’y a pas toujours eu de Bonnets rouges et de Bonnets jaunes au Tibet. Et si l’on rermonte très loin, le livre de Max Montgomery nous apprend qu’Alexandre le Grand lui-même a été l’objet d’un culte au Tibet, sous le nom de Sikander.
    Lha-ssa est demeuré l’une des deux capitales religieuses, avec Ourga (Oulan-Bator). Il y a toujours eu en Mongolie des temples où résidaient des lamas tibétains, pour maintenir le lien. Rappelons tout de même que le Tibet a été un pays bien plus vaste que l’actuelle région autonome et que son influence s’étendait fort loin. Il a eu plusieurs fois besoin du bras armé des khans mongols.

    • Et le dernier à avoir ravivé la flamme religieuse tibéto-mongolie, c’était le général-baron Ungern-Sternberg, dit « le Baron fou », officier russo-balte qui a été sacré dernier Khan de Mongolie, a libéré le Houtouktou aux mains des Chinois, a chassé l’armée chinoise d’Ourga et finit fusillé par les Bolcheviks. Tout cela, vous l’apprendrez dans le fabuleux roman de Montgomery.

  4. Bel article 🙂 Merci pour toutes ces informations, je débarque à Oulan Bator dans deux jours et je me prépare déjà à la galère pour le visa chinois ! (Voir à ne pas du tout pouvoir l’avoir). Petite question : vous mentionnez dans l’article que vous avez pu imprimer tous les documents dont vous aviez besoin. Vous avez fait ça où du coup ? :p (ça meviterait d’avoir à arpenter la ville de long en large ! Haha). Merci 😉

    • Bonjour Agathe,

      Merci de nous avoir lu !

      Nous avons pu imprimer nos documents dans notre auberge de jeunesse en Russie (Oulan Ude).

      Tu peux peut-être faire imprimer tes documents dans une auberge en Mongolie. Sinon de mémoire, tu peux aussi imprimer tes documents à l’office du tourisme (dans le State Departement Store) contre une petite somme d’argent (je dirais quelques centimes).

      Si jamais tu n’obtiens pas ton VISA Chinois, nous te conseillons un détour par le Japon (pas besoin de VISA).

      Bon voyage en Mongolie ! 🙂

  5. Ping : De Séoul à Daegu : entre histoire et modernité | Stop en duo

  6. Il n’est plus possible de faire de visa pour la Chine depuis Oulan Bator depuis le printemps, et c’est toujours le cas.
    Il faut donc le prévoir avant la Mongolie pour le moment, c’est la seule solution possible, tant qu’ils ne rechangent pas leur politique

    • Faux, j’y suis allé ce matin, 21 Juin, et couplé de français et autres nationnalites sortaient de faire leur demande. Donc c’est à nouveau possible, je ne pense pas qu’ils soient batard au point de laisser tout le monde payer et ensuite refuser le visa.
      Safe trip to all!

      • Merci les gars de partager les infos, c’est sympa pour les autres voyageurs ! 🙂

        Bon voyage à vous ! En espérant vous croiser sur la route !

      • Bonjour, est ce que tu en as la certitude ? Je suis actuellement à moscou ou il m’est compliqué de faire le visa chinois ( délais trop long et les billets de train sont déjà réservés ), je comptais le faire faire à oulan bator…. mais d’après ce que je lis c’est devenu impossible . Je suis inquiète, je ne trouve aucune information claires. Merci pour ton retour !

    • Bonjour Frédéric, et merci pour votre commentaire !

      L’ambassade a réouvert quelques jours après notre départ, pour se refermer quelques semaines après suite à la fête nationale chinoise. Mais c’était il y a environ 6 mois (nos articles sont très en retard !) du coup elle doit normalement être ouverte à nouveau, à moins que les chinois aient trouvés une nouvelle excuse pour la refermer…

      En tout cas, si vous allez en Mongolie nous vous souhaitons un très bon voyage ! C’est un pays extraordinaire !

      • Bonjour, j’ai écrit plusieur fois le message sans savoir si ça fonctionne. Avez-vous vous eu besoin d’un visa pour la mongolie. Merci

        • Bonjour Emeric !

          Oui effectivement en tant que Français nous avons besoin d’un VISA pour aller en Mongolie. Et malheureusement il est très cher : on a payé environ 60€ par personne…Mais bon ça vaut le coup pour visiter un pays comme ça !

          Merci de votre commentaire et bon voyage !

          Julien et Florine

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