L’Australie du Nord : entre désert et paradis bleuté

On peut le dire, l’Asie nous aura émerveillé par endroit, déçu par d’autres. Mais une chose est sûre : nous ne ressortons pas indemnes de notre découverte de ce continent. Nous en ressortons surtout très fatigués et avec malgré tout beaucoup de soulagement de le quitter, pour retrouver un mode de vie un peu plus proche de celui que nous avons laissé derrière nous, en France.

Dès notre descente de l’avion à Darwin, au nord de l’Australie, nous retrouvons la facilité de vie qui nous a tant manqué durant ces 6 mois en Asie. En tant que possesseurs d’un Passeport français (et donc biométrique), nous effectuons notre passage à la douane par nous-même, sans aucun contrôle. C’est donc à peine 30 minutes après notre arrivée sur le sol australien que nous faisons connaissance avec Andreas et Maike, deux allemands contactés via le site internet Couchsurfing et qui seront nos hôtes pour quelques jours.

Depuis les vitres de leur voiture nous découvrons avec beaucoup de plaisir une ville occidentale, avec les maisons aux jardins clôturés et les larges routes que l’on connaît, sans le moindre scooter. Dans l’appartement de nos hôtes, le confort est encore plus présent. Cela paraît pourtant insignifiant aux yeux des occidentaux, mais pour nous, après tout ce temps passé en Asie, c’est un véritable luxe d’avoir un canapé, une vraie cuisine, une table pour manger ou encore de l’eau chaude dans la salle de bain ! C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte de la chance que l’on a d’être nés et de vivre en France.

Le soir, Maike et Andreas nous cuisinent un bon repas occidental comme on les aime, puis nous profitons d’une bonne nuit de sommeil avant notre journée chargée du lendemain.

En effet, après avoir fait le tour du marché de la ville de bonne heure, nous partons pour la journée en excursion dans le désert qui occupe une très grande partie du Nord du Pays. Nous empruntons une route droite de plusieurs dizaines de kilomètres, sans virages, entourée simplement d’une steppe verdoyante à perte de vue. Difficile d’imaginer un tel mode de vie tant qu’on ne l’a pas vécu au moins une fois. Car dans cette partie de l’Australie (comme dans la majorité du pays), on peut parfois faire des dizaines, voire des centaines de kilomètres sans croiser le moindre village, la moindre voiture.

Avec Andreas et Maike nous nous rendons au Parc National de Litchfield, situé à environ 1h30 de route de Darwin.

Comme la saison des pluies n’est pas encore tout à fait terminée, nous ne croisons que très peu de touristes, pour notre plus grand plaisir. Notre premier arrêt est un champ de termitières, dont la plus haute est d’une hauteur impensable (c’est d’ailleurs sans doute la première fois de notre vie que nous en voyons).

Nous passons le reste de la journée à nous baigner dans de magnifiques cascades et vasques en escalier. L’eau n’est pas toujours très chaude, et certaines sont interdites à la baignade pour des problèmes bactériologiques. Mais l’ambiance paradisiaque de ces havres de paix au milieu du désert nous font oublier ces petits désagréments.

Andreas et Maike nous emmènent également rencontrer ce que les australiens appellent les « Renards volants ». Il s’agit d’énormes chauves souris qui peuvent atteindre 60 à 70 cm d’envergure en vol. De vrais monstres que nous sommes bien contents de croiser de jour, tant qu’ils dorment encore.

En terme de monstres, il n’y a pas que les Renards Volants que l’on croise dans le parc national…

En fin de journée nous devions nous rendre à une dernière cascade, mais Andreas et Maike, qui se sont adaptés au sixième sens typique des australiens, sentent venir un orage alors même que le ciel est encore bleu. Nous remontons donc en voiture, avant que l’orage ne transforme le chemin de terre pour rentrer en torrent de boue. Et effectivement, durant tout le trajet du retour, la pluie ne cessera de tomber.

Le soir, comme le temps s’est calmé, nous nous baladons dans les alentours de leur appartement, le long du chemin côtier d’où nous pouvons observer un magnifique coucher de soleil.

Plus le temps passe, plus nous nous sentons apaisés, reposés. Tout le stress accumulé en Asie semble s’échapper. Ici tout est tellement plus simple, sans prise de tête. Nous avions hâte de découvrir l’Australie et ses habitants, et même si nous passons nos premiers jours avec des Allemands, nous ne sommes pas déçus. Nous commençons déjà à ressentir les effets bénéfiques de la vie australienne, et nous avons hâte de découvrir tout ce que ce pays a à offrir.

Le lendemain, nous devions partir en direction de l’Est, mais nos hôtes nous proposent gentiment de rester une nuit supplémentaire, et nous acceptons avec plaisir. Andreas se lève très tôt pour aller surfer (rituel qu’il ne manque jamais d’honorer, y compris la semaine avant de partir au travail) puis ils nous emmènent visiter le musée des sciences naturelles de la ville. Nous découvrons avec beaucoup d’intérêt des maquettes grandeur nature de races d’oiseaux, de poissons etc… que l’on ne trouve qu’en Australie, ainsi qu’une exposition sur la tornade qui a ravagé la ville de Darwin dans les années 70 et une exposition sur les instruments traditionnels utilisés par les aborigènes.

L’après-midi nous nous baladons dans le centre-ville (qui ne présente pour seul intérêt que le plaisir d’en découvrir la plénitude et le calme qui y règnent).

Vers 16h, autour du seul repas de la journée (à cheval entre le déjeuner et le dîner), Maike nous raconte leur mariage atypique. Le couple a loué un hélicoptère en Nouvelle-Zélande, afin d’être déposé sur le pic d’une montagne inaccessible par la voie terrestre. Entourés pour seuls invités du pilote et du photographe, ils se sont dit oui avec une vue époustouflante sur un fjord non moins époustouflant. Un vrai conte de fée, avec photos à l’appui !

C’est sur cette petite trêve magique que nous passons notre dernière soirée avec cet adorable couple. Forts de leurs 3 ans d’expérience dans la vie australienne, Maike et Andreas nous emmènent sur tous les spots incontournables de Darwin, où l’on peut à coup sûr apercevoir des Wallaby, des Opossums et des Perroquets.

Ils nous racontent également dans quelles conditions vivent les populations aborigènes : parqués dans des réserves et obligés de vivre dans des maisons occidentales qui ne conviennent absolument pas à leurs besoins. Ils subissent également jour après jour le racisme des Australiens. Ils habitaient pourtant ce pays bien avant les expatriés européens qui s’estiment aujourd’hui plus australiens que ceux qu’ils ont dépouillés de leurs terres.

Nous n’imaginions pas un tel racisme chez les australiens, et nous sommes très déçus de ce comportement. Heureusement, il existe des personnes comme Andreas et Maike, qui se battent pour que les droits des aborigènes (qui étaient jusque dans les années 70 du même niveau que ceux des animaux) soient réévalués à leur juste valeur. Durant les jours suivants nous découvrirons que chaque australien possède un point de vue très virulent sur le sujet, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

En attendant nous sommes vraiment heureux de faire nos premiers pas dans ce pays en si bonne compagnie, et c’est avec beaucoup de tristesse que nous les quittons le lendemain matin. Andreas nous dépose à la sortie de la ville en direction de l’Est, et c’est avec plus de 40°c à l’ombre que nous commençons l’auto-stop au milieu du désert.

Nous avions entendu dire que l’Australie était l’un des pays les plus simples au monde pour l’auto-stop, mais nous attendons notre première voiture plus d’une heure, cherchant désespérément de l’ombre pour nous abriter de la chaleur étouffante. Et les voitures vont s’enchaîner toute la matinée, nous déposant chaque fois à la station service quelques dizaines de kilomètres plus loin. En tout, ce n’est pas moins de 7 voitures que nous empruntons ce jour là, conduites la plupart du temps par des hommes seuls qui passent leur temps à se plaindre de la présence des Aborigènes.

Finalement nous faisons la connaissance d’Andrew, qui en route nous propose de passer la nuit chez lui, à Mataranka, l’une des seules villes sur notre route. Nous nous arrêtons donc à 400km de Darwin, notre point de départ du jour.

Andrew nous accueille seul dans la petite maison qu’il partage avec sa femme, Elise, Ranger et absente ce soir-là. Avec beaucoup de plaisir nous découvrons le travail d’Andrew auprès des Aborigènes, ainsi que l’instrument étrange dont il nous fait écouter le doux son au milieu du salon : un Didjeridoo.

Puis il nous emmène quelques kilomètres plus loin, dans un parc où il est souvent possible d’apercevoir des crocodiles. Mais nous n’avons pas de chance ce soir-là, et nous rentrons bredouilles, mais loin de regretter notre soirée avec cet homme très intéressant. Andrew nous prouve une fois de plus que les Australiens sont vraiment accueillants ! Nous passons un excellent et calme moment avec lui.

Et heureusement, car le lendemain, nous allons vivre la plus longue attente de tout notre tour du monde : 4h30 sur le bord de la route, sous une chaleur accablante. Ce n’est pas que les conducteurs ne veulent pas nous prendre, c’est simplement qu’il n’y a pas de voiture, à peine deux ou trois par heure. Il faut dire qu’après Mataranka, nous nous enfonçons encore plus dans le désert, et les villages se font rares.

En début d’après-midi, nous commençons vraiment à nous impatienter, lorsqu’un gros 4X4 s’arrête enfin ! C’est une véritable libération ! Déjà parce que nous pouvons enfin respirer un peu d’air frais avec les fenêtres ouvertes, et ensuite parce que notre chauffeur, Colin, nous propose de nous emmener à plus de 1 000 km de là, pratiquement sur la côte Est ! Finalement, ça valait le coup d’attendre aussi longtemps.

L’ambiance est assez mitigée dans la voiture. Colin est gentil, mais il parle beaucoup sans nous laisser la possibilité de faire de même, et il nous interdit de parler français entre nous, de peur que nous parlions de lui en mal. Malgré tout, nous avons plaisir à découvrir avec lui l’incroyable paysage qui nous entoure : une immensité sans fin.

 

 

« Attention, pas d’essence pendant 500 km »

Les « road train » du désert. Il vaut mieux ne pas se trouver sur leur chemin…

Le désert, c’est également quelques terrains privés, dont la délimitation traverse la route avec des barrières canadiennes (évitant aux vaches et autres animaux d’élevage de s’échapper), ou encore de petites pistes d’atterrissage. Il faut dire que les maisons sont tant éloignées les unes des autres au milieu du désert, que pour se rendre chez leurs voisins ou en ville pour faire les courses, les Australiens utilisent parfois leur avion privé…

Nous croisons également quelques stations services très atypiques, où il est quasiment obligatoire de s’arrêter si on veut faire une pause avant la prochaine, qui se trouve parfois à plusieurs centaines de kilomètres.

Colin, lui, est habitué à ce désert. Né en Australie, il est désormais expatrié au Japon avec sa femme et ses enfants. Ce qui ne l’empêche pas chaque année de revenir sur les terres de son enfance pour quelques mois, laissant sa famille à l’autre bout du monde, pour parcourir le pays à bord de son gros 4X4. Lorsque nous le rencontrons, cela fait 4 mois qu’il n’a pas vu ses enfants ! Difficile d’imaginer une vie pareille…mais on peut comprendre que les Australiens ont vraiment du mal à quitter définitivement leur incroyable pays.

Le soir, il conduit jusqu’à minuit, puis s’arrête sur une petite aire au bord de la route pour dormir. Nous plantons notre tente à côté de sa voiture, et nous partons pour une courte nuit, à se battre pour avoir un peu de fraîcheur. Pour ne rien arranger, Colin nous réveille à 6h !

La deuxième journée avec lui nous paraît très longue (et la fatigue n’arrange rien). Colin nous parle beaucoup des Aborigènes, et comme il fait partie de la majorité des Australiens qui ne les aime pas, nous avons beaucoup de mal à le laisser dire sans réagir. Mais nous n’avons pas le choix, nous ne pouvons pas le contredire alors qu’il a la gentillesse de nous faire traverser quasi-entièrement le désert. Nous le laissons donc parler sans rien dire, durant une bonne partie de la journée, pendant que le paysage change progressivement à travers les vitres. Après la forêt, puis le désert, c’est maintenant un paysage beaucoup plus montagneux que nous suivons, toujours sur une route quasi rectiligne.

Ce qu’on trouve sur les routes du désert…

Mais sur cette route où il ne passe que très peu de voiture et où l’on peut facilement être très éloigné de la prochaine ville, on peut rapidement se retrouver en mauvaise posture en cas de problème. C’est pour cette raison que Colin reste attentif à chaque voiture arrêtée sur le bord de la route, et ouvre souvent sa fenêtre pour demander si les gens ont besoin d’aide. C’est comme ça qu’en fin de journée, nous rencontrons Bill et Elzbietha, dont la roue de la caravane a éclatée. Colin, mécano dans l’âme, s’arrête pour leur donner un coup de main. En discutant avec le couple, il apprend qu’ils se rendent à Townsville, ville située sur la côte est. Il leur demande alors s’ils accepteraient de nous prendre en charge, puisque lui ne pouvait nous déposer qu’à Cloncurry, plusieurs centaines de kilomètres avant la côte.

Bill n’apprécie pas trop qu’on lui force la main, mais Elzbietha accepte avec beaucoup de plaisir. Nous faisons donc nos adieux à celui qui nous auras emmené le plus loin de tout notre voyage, et nous montons dans une voiture très confortable pour encore quelques centaines de kilomètres. Bill et Elzbietha ont réservé un emplacement de camping pour le soir à Cloncurry, et nous proposent de poser notre tente sur leur emplacement (qu’on soit deux ou quatre, le prix reste le même). Nous acceptons avec plaisir, même si nous passons la soirée chacun de notre côté.

Le lendemain, Bill fait réparer sa roue pour ne pas risquer de rouler sans roue de secours dans le désert. Nous ne partons donc pas très tôt. Pour changer, nos chauffeurs nous parlent des Aborigènes. Sauf que cette fois ci, c’est pour les défendre et nous parler des horreurs qu’ils ont subit durant l’invasion des anglais (comme les enfants enlevés à leur famille, pour être placés chez des familles anglaises, afin d’être éduqués de façon « normale »). Plus on s’enfonce dans le pays plus on en apprend sur l’histoire des natifs, et plus on est dégoûtés par le comportement de ceux qui se font aujourd’hui appeler « Les Australiens », alors qu’ils n’ont aucun droit de défendre ce statut…

Durant la journée nous faisons de nombreuses pauses. C’est parfait pour observer de belles perruches perchées sur leurs arbres.

Nous passons finalement un très bon moment avec ce couple sympathique (même si Bill parle très peu), et nous passons une deuxième nuit à côté de leur caravane à Charter Towers (même si cette fois-ci nous payons notre place). Le soir nous avons la très grande surprise de découvrir dans la cuisine commune du camping un animal trop mignon : un opossum !

Nous ne l’approchons pas, nous nous contentons de l’observer de loin. Jusqu’à ce que les lumières du camping s’éteignent. Et comme on nous a souvent expliqué que les opossum pouvait être très voleurs dés qu’il y a de la nourriture à proximité, on préfère aller se coucher. Tout mignon qu’il est, quand on ne le voit plus, on n’est finalement pas si rassurés que ça !

Ce n’est que le lendemain que nous arrivons enfin à Townsville. Nous avons prit beaucoup moins de temps que prévu pour traverser les 2 500km de désert depuis Darwin. Il faut dire que nous ne nous attendions pas à parcourir cette distance avec si peu de voitures ! Et nous ne pouvons que remercier Colin, Bill et Elzbietha pour l’aide qu’ils nous ont apportée en nous évitant de faire de l’auto stop au milieu de nul part !

C’est donc confiants pour la suite que nous quittons Bill et Elzbietha (avec qui nous sommes finalement restés encore plus longtemps que Colin). Nous nous baladons dans le centre de Townsville (ville peu intéressante, comme finalement toutes les villes Australiennes) avant de nous diriger vers la plage.

Un peu perdus, nous demandons notre chemin à une dame qui nous répond avec beaucoup de gentillesse. Et là, il se passe quelques chose d’exceptionnel. Cette même dame nous rattrape un peu loin afin d’en apprendre un peu plus sur nous. Elle nous pose des questions sur notre voyage, visiblement très intéressée. Au bout de quelques minutes, elle nous propose de venir passer quelques jours chez elle, à Magnetic Island, l’île située juste en face de Townsville ! C’est sans doute la première fois que l’on nous propose un logement alors même que nous n’en cherchions pas un.

Le rendez-vous est prit pour le soir, et nous continuons notre découverte de la ville avant de nous rendre au port, afin d’essayer pour la toute première fois le bateau-stop. Mais le port est totalement vide, et le seul couple que nous croisons refuse catégoriquement de nous emmener à Magnetic Island. Nous nous résignons donc à prendre le ferry.

Nous débarquons sur une île paradisiaque, sans doute la plus belle que nous ayons jamais vu. Et pour ne rien gâcher, l’auto-stop est d’une simplicité hallucinante. A peine quelques minutes après avoir commencé, Mickaela, une employée du parc naturel de l’île, s’arrête à nos côtés et nous conduit directement chez notre ange gardien, Renata, à Picnic Bay.

Renata nous accueille dans sa charmante maison, et nous montre où nous allons dormir : un garage qu’elle a elle-même aménagé dans son jardin.

C’est un endroit génial, comme l’ensemble de son jardin, décoré aux goûts de cette artiste Autrichienne expatriée depuis plusieurs dizaines d’années. Elle nous invite même à nous servir dans les plantations de son jardin : Ciboulette, Épinard, Basilic ou encore une mauvaise herbe qui se trouve être vraiment délicieuse au goût !

Le soir elle nous emmène sur la plage située à quelques centaines de mètres de chez elle. De jour, la vue était incroyable. Avec le coucher de soleil qui se reflète sur l’eau, c’est époustouflant.

Nous en prenons plein les yeux. Un vrai paysage de carte postale que l’on voudrait ne jamais quitter. Et ça tombe bien, Renata nous propose de rester aussi longtemps que nous le souhaitons, et nous comptons bien en profiter pour prendre quelques jours de repos.

Surtout qu’on ne la dérange pas vraiment, puisqu’elle souhaite garder son intimité et nous ne passons que très peu de temps avec elle. Surtout le soir où nous mangeons seuls, grâce à la cuisine qu’elle a installée dans le garage. Avec la salle de bain en plus, nous sommes totalement indépendants. Ce serait un véritable paradis, sans les cafards horribles qui se baladent dans tout le garage. Heureusement nous avons une moustiquaire pour nous protéger, mais durant la nuit, nous y réfléchissons à deux fois avant de sortir de notre protection pour aller aux toilettes…Toutes les nuits nous entendons également un animal frapper sur les murs en tôle du garage. C’est assez effrayant, jusqu’à ce qu’on aperçoive une nuit un opossum acrobate, accroché par la queue à un bout de toiture extérieure !

Prévu pour un ou deux jour, notre séjour sur Magnetic Island durera finalement une semaine. Chaque jour nous découvrons de nouvelles plages paradisiaques en compagnie de Renata, qui connaît l’île comme sa poche.

Dès le premier jour nous nous baignons pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, à Radical Bay, une des plus belles plages de l’île.

Le problème, c’est qu’une combinaison est obligatoire pour ne pas prendre le risque de toucher une méduse (qui peuvent être mortelles dans cette partie de l’île). Avec une eau à plus de 30 degrés, notre baignade est loin d’être rafraîchissante, mais elle a au moins le mérite d’être d’une beauté à couper le souffle.

Par la suite, nous passons environ un jour sur deux avec Renata, et le reste du temps seuls. Chaque fois nous faisons de l’auto-stop (puisque Renata ne possède qu’un petit scooter et lorsque l’on veut partir faire une visite avec elle nous devons la retrouver directement sur place). Mais cela ne pose aucun problème : nous n’avons jamais eu autant de facilité pour trouver des voitures, même si ce n’est à chaque fois que pour quelques kilomètres.

A force d’arpenter l’île, nous découvrons d’extraordinaires points de vue dont nous ne nous lassons pas.

Mais surtout, nous prenons un immense plaisir à observer la faune incroyable qui règne sur ce petit bout de terre. Entre perroquets, perruches et Loriquets arc-en-ciel, c’est un véritable zoo à ciel ouvert ! Sans oublier la flore, d’une beauté magnifique elle aussi.

Par dessus tout, c’est la rencontre avec les Koalas sauvages que nous retiendrons de notre séjour. Il faut dire que Magnetic Island concentre la plus grande quantité de Koalas en liberté au monde, soit environ 600 petites bêtes adorables que l’on peut surtout croiser le long du chemin de randonnée des forts.

C’est un moment unique que nous vivons avec beaucoup d’émotion. En même temps, comment rester insensible à ces petites bouilles adorables qui nous regardent avec de grands yeux ronds ! Nous n’arriverons qu’à en apercevoir 3 durant notre semaine sur l’île, mais cela suffit pour nous laisser des souvenirs intarissables !

Nos journées se passent toutes de manière quasi-équivalentes : la plage, les balades, et la soirée dans notre garage, à manger de bons plats concoctés avec les herbes du jardin.

Une fois, Renata nous invite à manger le soir chez elle, et nous avons une conversation passionnante sur l’état de notre planète. C’est une personne vraiment intéressante avec qui nous aimons beaucoup passer du temps. Dommage qu’elle soit tant réservée, nous aurions tant aimé réussir à la remercier convenablement pour tout ce qu’elle nous a offert.

Malheureusement nous sommes obligés de la quitter au bout d’une semaine. Nous aurions aimé rester plus longtemps, mais un cyclone arrive sur l’Australie, et l’oeil doit normalement passer en plein sur Magnetic Island…Renata a peur que le garage ne tienne pas le coup (deux jours avant déjà, une tempête s’est abbatue sur l’île. Le vent s’infiltrait partout, les vitres vibraient et la pluie tambourinait sur le toit en tôle avec une violence incroyable).

Nous n’avons donc d’autre choix que de quitter l’île et d’aller se réfugier plus au Sud, où le gros du cyclone devrait être évité. C’est avec beaucoup d’émotion que nous quittons ce garage qui avait finit par devenir notre petit cocon, et Renata, notre tatie australienne !

Le retour à la normale est compliqué, nous avons beaucoup de mal à nous remettre dans le bain de l’auto-stop et de la recherche de logement. Cette semaine au paradis aura vraiment été une parenthèse de rêve dans ce voyage fatiguant, et nous aurions aimé ne jamais en partir. Mais pas le choix, désormais nous entamons une course contre la montre pour s’éloigner au maximum du cyclone qui arrive. Et pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos surprises…

3 réflexions au sujet de « L’Australie du Nord : entre désert et paradis bleuté »

  1. Nous sommes très très contents de lire ….enfin ( mais vous êtes excusés bien volontiers ) la suite de votre voyage…..passionnant ! Nous ferons voir à LOUISON les koalas…..adorables . En attendant merci de nous faire rêver !

    • Coucou à tous les deux, et merci d’avoir lu et commenté cet article ! Effectivement il a mit très longtemps à sortir et nous en sommes vraiment désolés ! En espérant que les prochains sortiront plus rapidement. Il faut juste trouver le temps 🙂
      Je pense que Louison appréciera autant que nous ces adorables bêtes, même si les voir en vrai c’est encore mieux !
      Bonne fin de journée et à bientôt ! Bises à tous les deux
      Florine et Julien

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