7 jours dans le Désert de Gobi

JOUR 1

Le départ pour le désert de Gobi se fait à 8h30. Nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour une semaine : Ogi. Puis nous installons nos affaires dans la jeep dans laquelle nous allons rester durant tout ce voyage, que nous partageons avec Alex et Louisa, un couple d’Italiens.

La sortie d’Oulan-Bator est compliquée, le trafic y est très intense et les klaxons incessants. Mais dès que nous sortons du cœur de la ville, le paysage change en quelques minutes. Nous retrouvons les immenses steppes découvertes à notre arrivée sur le territoire, pour notre plus grand plaisir.

Notre chauffeur ne parle pas anglais. Mais le manque de discussion ne nous dérange pas, puisque nous pouvons apprécier l’incroyable paysage et tous les animaux qui croisent notre route.

Le midi, nous nous arrêtons manger au milieu des steppes, avec une vue imprenable sur les environs…où il n’y a rien. Absolument aucun village à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Nous apercevons seulement quelques yourtes de temps en temps, mais vraiment très peu.

Il est vraiment étrange de manger au milieu de nul part, avec pour seul bruit d’immenses insectes qui à eux seuls brisent le silence environnant.

Dans l’après-midi nous demandons plusieurs fois à Ogi de bien vouloir s’arrêter afin de prendre des photos de points de vue encore plus impressionnants que les précédents, ou pour s’approcher d’animaux qui sont totalement atypiques pour nous les Européens : comme par exemple des chameaux.

Nous croisons aussi malheureusement beaucoup de cadavres de chevaux sur le bord de la route, percutés par des véhicules qui les laissent pourrir ainsi.

Mais en fin de journée, les problèmes commencent déjà. Nous avons un programme très précis pour notre semaine dans le désert, mis en place avec la femme de l’agence de voyage. Et ce soir, nous sommes censés dormir à environ 300km de là, alors qu’il est déjà tard, mais notre chauffeur nous maintient qu’il ne nous reste plus que 100km à faire. Après un appel à l’agence, il se rend compte de son erreur et nous finissons la journée sur les chapeaux de roue, après avoir roulé pendant plusieurs heures à 50km/h…

Après un moment, nous quittons la seule route du pays, qui rejoint la Mongolie du Nord à celle du sud, pour nous enfoncer en plein milieu du désert, après avoir fait un petit arrêt à la deuxième et dernière ville avant le désert : Dalanzadgad. Plus aucune route, juste des steppes à perte de vue dans lesquelles il faut trouver son chemin. Il est donc facile de comprendre pourquoi un chauffeur local est nécessaire pour visiter cette partie de la Mongolie…

Mais malgré la beauté du paysage, il nous est impossible de prendre des photos, à cause de retard prit, et notre chauffeur refuse de s’arrêter avant que nous soyons arrivés. Nous étions censés avoir le temps de nous reposer dans la soirée, mais à cause de cette erreur, nous arrivons sur le lieu qu’à 21h30 (notre chauffeur ne trouvait pas l’endroit, et nous avons tournés pendant un long moment avant d’y arriver enfin). Il s’agit en fait de yourtes touristiques, tenues par des nomades. Alex et Louisa s’installe dans une des yourtes, quant à nous, nous nous installons dehors avec la tente prêtée par la dame de l’agence (beaucoup plus simple à monter et beaucoup plus grande que la notre).

La petite tâche verte au milieu à gauche ? C’est notre tente !

Avant de nous coucher, nous passons un long moment à admirer le ciel étoilé magnifique qui nous entoure. Nous n’avons jamais vu une voie lactée aussi claire, et nous doutons de retrouver un pareil panorama un jour ! On se sent si petit face à ces milliers d’étoiles !

JOUR 2

Une deuxième nuit est prévue dans ce camp, nous laissons donc nos affaires et nous partons avec notre chauffeur et les italiens à quelques centaines de mètres de là, dans le parc naturel de Gobi Gurvan Saikhan, où nous allons passer la journée (l’entrée du parc est payante, mais jamais l’agence ne nous a parlé de ces frais supplémentaires !).

Comme il est déjà tard, nous décidons de cuisiner avant d’aller nous balader. Heureusement, l’agence a fournis tout le matériel de cuisine ainsi qu’un réchaud, ce qui nous évite de manger froid pendant une semaine !

On n’a pas l’occasion de manger avec une vue comme ça tous les jours !

Nous déjeunons donc avec notre chauffeur tandis qu’Alex et Louisa sont partis devant. Puis nous partons à la découverte du parc naturel, avec polaires, manteaux, et tout ce qu’il est possible de porter pour nous tenir chaud ! Depuis le matin, la température a en effet chuté d’un coup et la pluie a fait son apparition.

Mais plus nous nous enfonçons dans cet extraordinaire canyon, plus la température augmente. Nous ne nous attendions pas à trouver un tel paysage en plein milieu du désert : ces immenses montagnes au milieu desquelles coule une rivière entourée de rochers sont vraiment magnifiques.

Signe traditionnel Mongol

Nous nous baladons ainsi plusieurs heures dans le canyon de Yoliin Am, à découvrir un paysage changeant tous les 100 mètres ainsi que d’étranges animaux tels que les gerbilles qui pullulent dans la montagne.

C’est à contre-cœur que nous quittons ce paysage paradisiaque pour retourner au camp en fin d’après-midi. Le soir, nous partageons notre repas avec les italiens. Puis, nous faisons la rencontre de la responsable de camp, qui nous offre de dormir dans une yourte pour seulement 2€ par personne. Nous acceptons avec plaisir, et nous partageons une grande yourte tous les deux, alors que dehors l’orage se déchaine. La nuit est très froide et les lits sont extrêmement durs, mais c’était une expérience à ne pas manquer lorsque l’on voyage dans le désert de Gobi !

Intérieur typique des yourtes mongoles

Le toit toujours très coloré

Les toilettes du désert…

JOUR 3

Ce jour-là, nous partons en direction du paysage le plus typique des déserts : les dunes de sable. Nous passons environ 4h dans la voiture, et comme d’habitude nous demandons à Ogi de s’arrêter dès que nous souhaitons prendre une photo. Etant désormais au milieu du désert sans aucune route, les paysages deviennent de plus en plus extraordinaires.

Les premières dunes

Nous rencontrons également de plus en plus de squelettes d’animaux, morts sous la chaleur ou les maladies.

Le midi, nous nous installons pour manger sur une colline entre dunes et montagnes roses.

Toujours la compagnie des chèvres, sans doute la plus grande population du désert !

Avant d’arriver à notre campement du soir, nous faisons une petite halte dans l’un des seuls villages du désert.

Nous arrivons tôt à notre campement du soir. Comme d’habitude, Alex et Louisa dorment sous une yourte tandis que nous plantons notre tente juste à côté. Mais Ogi refuse de nous emmener où que ce soit pour ce soir, il nous explique que nous restons deux nuits ici et que la visite des dunes n’est prévue que demain. Mais ne souhaitant pas rester à ne rien faire, nous partons tous les deux en direction de petites dunes de sables situées à environ une demi-heure de marche du campement.

On trouve de tout dans le désert…

Nous y faisons une nouvelle fois la rencontre de chameaux, et nous traversons une rivière à pied afin d’atteindre ces fameuses dunes.

Après avoir escaladé ces dunes assez facilement, le spectacle qui s’offre à nous est incroyable.

Des steppes à perte de vue, des chameaux, des chevaux etc…un paysage coloré et si calme ! On n’entend pas un seul insecte ni le moindre oiseau. Le silence est presque pesant !

Nous marchons sur les dunes immaculées, comme si nous étions les premiers hommes à les parcourir !

Puis, après un long moment de contemplation, nous redescendons à regret. Mais la descente en courant n’est pas très rassurante, puisque l’on sent sous nos pieds la couche de sable vibrer, comme si une avalanche se préparait. Mais nous arrivons bien sains et saufs en bas, et nous retournons au campement où nous passons la soirée seuls autour de notre plâtrée de pâtes habituelle.

JOUR 4

La veille, Ogi avait insisté pour que nous soyons prêts à 10h…mais finalement c’est lui qui n’arrive qu’à 11h ! Il nous emmène à environ 10km d’ici, au pied des plus grandes dunes de la région : la vallée de Khongor.

En commençant notre escalade des dunes, nous ne nous attendions pas à avoir tant de mal ! Le début se passe assez facilement, mais au bout de quelques minutes, les pauses s’enchaînent de plus en plus.

L’arrivée est tellement pentue que nous finissons notre ascension à genoux ! Mais cela valait vraiment le coup. La vue du sommet est à couper le souffle !

Comme la veille au soir, nous marchons sur des crêtes immaculées, si fines qu’elles en sont presque effrayantes ! On croit glisser à chaque pas, et la crête est si fine que dès que l’on fait un pas, la crête s’effondre en vibrant, accentuant d’autant plus notre peur de créer une avalanche !

Mais l’expérience est incroyable, et nous restons un moment avant d’entamer la descente en courant.

A l’arrivée nous découvrons dans le sable une belle paire de tongs ainsi qu’une ceinture datant de l’époque de l’URSS (la veille nous avons également trouvé une très belle ancienne plaque de la poste mongole). Le désert de Gobi est une véritable brocante à ciel ouvert !

Des falaises dans les dunes…

Malheureusement après les dunes, notre chauffeur nous reconduit directement au camp alors qu’il n’est que midi…nous sommes très déçus ! Mais ne souhaitant pas perdre notre temps, nous partons en balade.

Finalement, nous tentons une nouvelle expérience pour passer le temps : une balade à chameaux ! (Comme ce n’est que 2€ par personne pour 30 minutes…autant en profiter !).

L’expérience est sympa, mais moins exceptionnelle que ce que nous pensions. Principalement car en une demi-heure, nous ne pouvons partir très loin et le paysage reste seulement plat sans grand intérêt.

Mais grâce à notre guide nomade, qui à défaut de parler anglais nous chante des chants traditionnels mongols durant tout le trajet, nous passons tout de même un très bon moment !

Après la balade, nous sommes même invités à entrer dans la yourte de notre guide, sa femme et leur petite fille, afin de partager un peu de leur fromage fait maison (malheureusement beaucoup trop fort et sec pour nous…) ainsi que des gâteaux. Après ce très bon moment nous retournons à notre tente passer la soirée, autour d’un feu très agréable.

Coucher de soleil sur les dunes

JOUR 5

Le lendemain, pour la deuxième fois, nous attendons notre chauffeur qui n’arrive pas. C’est Louisa qui est obligée d’aller le chercher dans le camp situé à quelques centaines de mètres de là. Ogi ne s’est pas réveillé, car visiblement son téléphone indique 1h de décalage par rapport à notre horaire (quelques temps plus tard nous nous rendrons compte que c’est lui qui avait raison. En descendant vers le sud nous avons changé de fuseau horaire, sans que personne ne s’en rende compte).

Mais avec ce retard, s’additionne le temps passé à errer dans le désert à la recherche de la bonne direction à emprunter (Ogi refusant de tenir compte des indications de notre GPS, préférant se fier à son instinct qui visiblement n’est pas aussi infaillible que ce qu’il pense).

En Monglie, l’attente est toujours agréable

Heureusement, le paysage changeant de la route nous fait passer le temps, des steppes aux montagnes en passant par de petites forêts…on en prend plein les yeux !

Ce n’est que vers 15h que nous finissons enfin par atteindre un petit village. Et le temps de nous réapprovisionner à la petite supérette (où les prix sont à la tête du client), nous ne mangeons qu’à 15h30, avec une fois de plus une vue imprenable sur les steppes environnantes.

Chaque petit village du désert possède son temple

Un village perdu au milieu du désert…

Après manger, il ne reste plus qu’une dizaine de kilomètres pour atteindre notre destination de la journée : les falaises rouges de Bayanzag.

Nous ne sommes jamais allés au Grand Canyon aux Etats-Unis, mais c’est exactement l’image que nous nous faisons de ce paysage (en version plus petite).

Le seul regret, c’est le côté beaucoup trop touristique des falaises, avec des dizaines d’autres jeep déposant les autres touristes comme nous, ainsi que les nomades vendant des souvenirs faits main. Bien entendu, leur travail est très appréciable, mais cela transforme une beauté naturelle en attraction touristique !

Mais quelle beauté du paysage ! Nous nous baladons un moment au milieu de ses falaises sorties de nulle part au milieu du désert.

Nous y retrouvons une des françaises rencontrées à Oulan-Bator alors que nous tentions d’obtenir le VISA Chinois. Et malheureusement, celle-ci nous apprend que juste après notre départ de la capitale, l’ambassade a réouvert aux étrangers, et que la plupart de nos amis (y compris Loïc et Camille, les deux cyclo-globe trotteurs) ont enfin réussi à passer la frontière chinoise. Nous sommes terriblement déçus d’apprendre cette nouvelle, maintenant que notre avion pour la Corée du Sud n’est plus remboursable !

C’est avec un moral un peu en baisse que nous finissons notre ballade, avant de retourner dans la jeep pour partir à la recherche d’un camp pour la nuit.

Le premier camp est beaucoup trop touristique pour les italiens (avec piscine etc…) qui recherchent plus d’authenticité. Nous trouvons finalement un camp beaucoup plus local, où une fois de plus nous plantons la tente à côté de la yourte d’Alex et Louisa. Nous aurions préféré planter notre tente au milieu du désert, loin de ces camps touristiques ! Mais les italiens n’ayant pas de tente, nous sommes obligés de les suivre et de dormir aux mêmes endroits qu’eux.

Comme il est tôt, nous partons nous balader dans les collines à l’arrière du camp. C’est un véritable cimetière !

Les carcasses de toutes sortes d’animaux gisent au sol : des crânes de chèvres, de chevaux etc… Il s’agit sans doute de l’endroit où les nomades laissent leurs bêtes lorsqu’elles tombent malades, afin de les laisser mourir loin de leur troupeau pour ne pas les contaminer.

L’ambiance de l’endroit est du coup très étrange !

L’étrangeté du lieu se retrouve également dans certains arbres…

A vos marques, prêts, partez !

Les arbres aux multi-pieds !

Le soir, nous cuisinons dans la yourte d’Alex et Louisa avant de nous installer dans notre tente pour la nuit.

JOUR 6

C’est la mine très fatiguée que nous nous réveillons le lendemain matin. En effet pendant la nuit, une véritable tempête de sable s’est déclarée. Nous avons dû passer une partie de la nuit à tenir notre tente, de peur qu’elle ne s’envole sous la force du vent. De plus, les bourrasques de sable se sont infiltrées à l’intérieur de la tente, recouvrant le sol sous nos matelas, ainsi que l’intérieur de nos duvets. Bien entendu, dormir dans ces conditions n’était pas très aisé.

Et nous ne sommes pas les seuls à avoir mal dormit. En effet, Alex et Louisa ont eu la visite de souris durant toute la nuit dans leur yourte. Elles souhaitaient sans doute se réfugier du vent !

Nous aussi nous avons eu droit à la visite d’une souris entre les deux toiles de notre tente ! Et lorsque nous enlevons la tente afin de la replier, nous découvrons de nombreux trous creusés juste sous notre tête : sans doute les souris pour se protéger !

Le problème, c’est que les souris s’en sont également pris à la nourriture que nous gardions dans la yourte d’Alex et Louisa, entamant un paquet de gâteaux ainsi que notre sac de riz ! Heureusement, nous avions fait une réserve beaucoup plus grande que nécessaire !

Nous repartons donc en direction de l’Est, à la recherche de la route reliant la Mongolie du Nord au Sud. Mais comme la veille, Ogi refuse d’écouter nos conseils de direction. Et plutôt que de prendre la direction de l’Est, c’est vers le Sud-Est qu’il nous conduit. C’est donc après plusieurs heures que nous rejoignons finalement la ville de Dalanzadgad, où nous récupérons la route menant à Oulan-Bator, alors que nous aurions pu la récupérer plusieurs centaines de kilomètres plus au Nord…

Ce jour-là, pour faire environ 400km, nous restons donc plus de 9h dans la voiture ! Le temps nous parait bien long. Et bien entendu, à cause de cette erreur, Ogi refuse de s’arrêter à l’endroit que nous aurions dû visiter aujourd’hui. Il est même énervé lorsqu’il nous explique qu’on ira visiter ces montagnes de pierre le lendemain…

Vue de loin sur ces étranges petites montagnes

Exceptionnellement ce soir-là, parce que c’est notre dernière nuit dans le désert et parce qu’il est tard, nous décidons de prendre deux lits dans une yourte, que nous partageons avec les italiens, à quelques kilomètres en dehors de la route principale.

Pendant la soirée nous sommes très gentiment invités à partager un morceau de fromage et du yaourt fait maison avec la famille de nomades qui nous accueille. Nous passons un très bon moment avec eux, et nous avons la très grande surprise d’écouter du Joe Dassin sur le smartphone de la mère de famille, qui nous explique adorer ce chanteur !

Peut-être le seul chat du désert…

Nous découvrons également une technique assez étrange des nomades. En effet, s’il doit leur arriver quelque chose, l’hôpital le plus proche se trouve à plusieurs centaines de kilomètres, et les médecins se déplacent rarement. Afin de parer au danger, les enfants du désert vivent donc pour la plupart attachés avec une corde à leur lit, afin d’éviter qu’ils ne s’approchent trop du poêle…c’est sans doute très sécurisé mais très dérangeant à observer pour nous les européens !

En parlant de poêle, la famille nous en installe un dans notre yourte (alimenté par des bouses de vaches séchées) car la nuit s’annonce très froide ! Mais en allant nous coucher ce soir-là, nous ne nous attendions pas à avoir une belle surprise au réveil !

JOUR 7

En effet, la nuit sera l’une des plus froides que l’on connaîtra durant notre voyage (le poêle ayant cessé de fonctionner tôt dans la nuit). Et pour cause, à notre réveil une couche de plusieurs centimètres de neige recouvre les steppes alentours ! C’est étrange de voir de la neige alors que quelques jours plus tôt, nous avions plus de 30°C !

Et cette neige pose un problème supplémentaire : plus aucun chemin n’est visible ! Ogi est donc obligé de rouler au hasard sur cette couche de neige qui n’en finit pas. C’est donc avec encore plus de difficultés que les jours précédents que nous rejoignons enfin la route principale en direction d’Oulan-Bator, après 2h30 pour parcourir seulement 30km…

La route est quelque part là-dedans…

Comment se tenir chaud

Bien entendu, avec la neige, Ogi refuse de nous emmener voir les fameuses montagnes qu’il nous avait déjà refusé la veille…

Totem traditionnel Bouddhiste

Les monstres du désert sous la neige

A cause de la neige, nous n’avons même pas mangé ce midi-là, et Ogi a roulé jusqu’à Oulan-Bator, où nous sommes arrivés en début d’après-midi, sous le soleil et sans la moindre trace de neige. Visiblement pressé d’être débarrassé de nous, Ogi a conduit n’importe comment dans la capitale, ce qui nous a valu quelques petites frayeurs.

Ce soir-là, pour la première fois depuis une semaine nous pouvons enfin prendre une douche ! Dans le désert, en tant que touristes nous n’avions accès qu’à 2 litres d’eau par jour (les nomades en ont beaucoup moins) pour tous nos besoins (cuisine, vaisselle, boisson etc…). Les douches n’étaient donc pas envisageables !

Retrouver un bon lit est également un vrai plaisir (les yourtes du désert ne contiennent que des matelas très fin, pas très confortables mais largement suffisants).

Notre expérience du désert de Gobi a été extraordinaire. Les paysages sont exceptionnels et par la suite nous avons rarement retrouvé une telle beauté. Nous sommes juste légèrement déçus du temps perdu à cause des problèmes d’orientation de notre chauffeur. Mais pour rien au monde nous ne regrettons notre semaine dans ce magnifique désert.

Si nous devions retenter l’expérience, peut-être prendrions-nous deux semaines de tour afin de visiter également les montagnes de l’Altaï, à l’Ouest du pays, qui sont apparemment encore plus impressionnantes que le reste du pays.

Le désert de Gobi est vraiment une destination incroyable, que nous continuons de conseiller à toutes les personnes qui souhaitent voyager. La beauté du paysage et le dépaysement y sont incomparables, et beaucoup plus présents que dans la majorité des pays que nous avons visités durant ce voyage.

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Après notre séjour dans le désert, nous sommes restés 3 jours supplémentaires à Oulan-Bator avant de prendre notre avion pour la Corée du Sud. Connaissant déjà par cœur toute la ville, nous en avons profité pour simplement nous reposer. Julien est même allé chez le coiffeur pour seulement 4€ !

La Mongolie est vraiment un superbe pays (mis à part sa capitale) et s’y rendre semble incontournable lors d’un tour du monde. En particulier car c’est un pays très peu touristique, où les seuls touristes que l’on peut croiser semblent tous français…

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